Aste-Béon (64)

Agropastoralisme et biodiversité du territoire

Mise en place d’une placette expérimentale de dépôt de cadavres d’animaux naturellement morts en exploitation.

Le projet de placette d’équarrissage naturel (qui ne correspond surtout pas à une aire de nourrissage : dépôt de cadavres d’animaux de bétail naturellement morts dans l’une des

C'est la première en France

C’est la première en France

14 exploitations du groupement pastoral et donc dépôt aléatoire; absence de dépôts au mois de mai, période de nourrissage des jeunes aux nids) est un exemple d’adaptation d’une réglementation (qui pouvait paraître stricte), et au contexte local, aux pratiques locales.
En effet la réglementation européenne qui jusqu’alors interdisait strictement la mise à disposition des cadavres du bétail aux oiseaux nécrophages, s’est assouplie en 2011 pour des raisons liées au statut de protection du Vautour fauve.
Cette opportunité a été saisie de façon concertée par les acteurs locaux et les services de l’État pour répondre à une préoccupation locale dans la gestion, compliquée en zone de montagne, de l’équarrissage. L’installation d’une placette expérimentale de dépôt de cadavres de bétail naturellement morts en exploitation permet aux éleveurs de se débarrasser immédiatement et dans de bonnes conditions sanitaires des animaux morts, tout en réduisant l’impact environnemental du ramassage des cadavres par véhicule motorisé.
Elle est la première installation de ce type dans les Pyrénées et la seule placette en France dont la vocation n’est pas le nourrissage des oiseaux nécrophages protégés, mais la restauration du lien entre l’agropastoralisme et la biodiversité du territoire.

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