Hautes-Pyrénées (65)

Tour de France. Centenaire d’Eugène Christophe dignement fêté !

Le Géant du Tourmalet a fait une pause à Super Barèges.

Le Géant du Tourmalet a fait une pause à Super Barèges.

Samedi 8 juin, le Géant du Tourmalet a fait l’étape Pierrefitte-Nestalas jusqu’à Super Barèges, et s’est arrêté sur le parking du Bastan, avant de reprendre la dernière ascension jusqu’au col en fin de semaine, héliporté par un appareil d’EDF.

Le mauvais temps n’a pas empêché la « Montée du Géant du Tourmalet » et les célébrations du Centenaire d’Eugène Christophe d’avoir lieu. Toute l’organisation du conseil général des Hautes-Pyrénées avait bien fait les choses et les coureurs en tenue d’époque, y compris Gérard Holtz, un des parrains de ce Centenaire, ont démarré, sous la pluie, de Pierrefitte-Nestalas pour affronter l’ascension vers le col du Tourmalet. Il y avait aussi beaucoup de cyclistes sur la ligne de départ pour accompagner le Géant du Tourmalet. S’inscrivant dans le cadre de la 100ème édition du Tour de France, ces célébrations étaient placées sous le parrainage de Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc, ancien directeur du Tour, Valérie Fignon, Clovis Cornillac, acteur principal du film « La Grande Boucle », Gérard Holtz, journaliste sportif et Claude Christophe, petit-fils d’Eugène Christophe. Tous les participants se sont retrouvés au Bastan pour un moment festif. Et c’est à Sainte-Marie de Campan, l’après-midi, qu’il y a eu la reconstitution historique de la forge et de la scène où le coureur cycliste avait réparé sa fourche.
Cette journée s’est terminée par le vernissage de l’exposition sur Eugène Christophe au Carré Py’Hôtel (ancien relais des Pyrénées) à Gerde/Bagnères-de-Bigorre… Exposition qui restera jusqu’au 21 juillet, avec la présentation d’œuvres de l’artiste-cycliste haut-pyrénéen Florent Bailly.

L’histoire d’Eugène Christophe

Le 9 juillet 1913, lors de l’étape Bayonne – Luchon, Eugène Christophe, heurté par une voiture dans la descente du col du Tourmalet, chute et casse sa fourche. Il faut savoir qu’à l’époque, les organisateurs du Tour interdisent aux participants de recourir à une aide quelconque en cas de problème technique. Le jeune coureur est alors contraint de réparer seul son vélo. Il devra marcher près de 15 km pour trouver une forge et prendra un retard de 4 heures sur les premiers coureurs. Eugène était serrurier de métier et avait donc des connaissances pour forger sa fourche. Il était également cyclocross-man, ce qui lui a permis de courir et de porter son vélo dont le poids était bien supérieur à ceux d’aujourd’hui. Il perdra cette course mais il sera le premier à porter le maillot jaune en 1919. C’est grâce à cette aventure épique qu’Eugène Christophe est entré dans la légende pyrénéenne…

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