EDF. Crue du Gave de Pau.

Une gestion maîtrisée des barrages grâce à la mobilisation des hydrauliciens EDF.

Le barrage des Gloriettes pendant la crue.

Le barrage des Gloriettes pendant la crue.

En juin 2013, la hausse des températures et des précipitations abondantes ont fait fondre le manteau neigeux exceptionnel et généré une cure historique dans les Pyrénées…

Cette crue a été plus que centennale sur la Garonne amont (dès la frontière franco-espagnole) et très forte dans le Gave de Pau? Ces crues ont eu pour conséquences des dégâts majeurs sur les biens. Les aménagements hydroélectriques d’EDF ont été également touchés.
Les équipes d’EDF avaient anticipé ce risque plusieurs mois à l’avance et ont pu gérer ces crues sans que ses installations n’aient d’impact. Immédiatement après les crues, les équipes étaient à pied d’œuvre pour effectuer les travaux urgents dans la rivière, en lien avec l’Administration, et pour assurer la surveillance et la sûreté des centrales et barrages situés sur ce territoire. Tous les ouvrages ont joué leur rôle en matière de sûreté. A rappeler qu’un barrage ne peut en aucun cas accentuer les conséquences de la crue naturelle.

Stocker de l’eau pour produire de l’électricité…

Lors d’un point presse, Laurent Isabel, directeur du GEH Adour et Gaves, s’est expliqué :  » La fonction des barrages est de stocker de l’eau pour produire de l’électricité. En aucun cas ils ne peuvent aggraver une crue naturelle : le débit d’eau maximum sortant du barrage n’est jamais supérieur à celui qui y entre. Même si nos barrages n’ont pas vocation à écrêter les crues, ils peuvent, si leur niveau de remplissage le permet, stocker partiellement le volume de la crue et lisser les débits relâchés à l’aval « .
Il faut savoir que les barrages EDF ont été dimensionnés (résistance mécanique et capacité à transiter les débits) dès leur conception pour résister aux crues. Des évacuateurs de crues, situés en sommet ou en fond de barrages, permettent le passage de débits extrêmes sans mettre en cause la tenue de ces ouvrages.
Dans le Pays des Gaves, le barrage des Gloriettes, principal aménagement concerné par cette crue, a fait l’objet d’importants travaux en 2009 et 2010 avec la construction d’un nouvel évacuateur de crues en « touches de piano » qui a permis de doubler sa capacité totale d’évacuation portée dorénavant à 150 m3/s.
En conclusion, Laurent Isabel a souligné que  » les consignes d’exploitation en crue des barrages EDF sont définies en accord avec les pouvoirs publics (DREAL et préfectures) et sont intégrées aux plans de formations des hydrauliciens « .

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