Montagne Pyrénées. Faune.

Des colonies entières d’abeilles décimées !

Continuons à voir une abeille butiner une fleur !

Continuons à voir une abeille butiner une fleur !

Depuis 1995, près de 30% des colonies d’abeilles sont décimées chaque année en France, en Europe et aux États-Unis. En cause : les parasites, les maladies, la mauvaise nutrition mais surtout l’exposition aux pesticides.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 71% des cultures les plus fréquentes dans le monde sont pollinisées par les abeilles. La disparition des insectes pollinisateurs laisse donc entrevoir des conséquences désastreuses sur notre quotidien et notre régime alimentaire. Sans abeilles pour butiner les cultures, des milliers de produits risquent de disparaître des étales de nos marchés et supermarchés.

Le désespoir des apiculteurs des Pyrénées

Durant l’hiver 2008-2009, 4325 colonies d’abeilles disparaissaient dans les Pyrénées-Orientales, soit plus de 85 millions d’abeilles. Les premiers constats de cet hiver 2013-2014 font état de plus de 400 ruches dans les Pyrénées-Orientales et de plus de 3000 ruches en Ariège, soit plus de 60 millions d’abeilles mortes. Le même drame environnemental et humain se joue partout. Le moment est peut-être venu de changer de modèle agricole. Qu’on cesse de nous dire qu’on ne pourra pas nourrir la planète si l’on abandonne le modèle agricole actuel. C’est purement et simplement un mensonge entretenu pour le profit de quelques individus sans scrupule. Les alternatives viables existent déjà, il ne manque plus que la volonté politique. Nous avons besoin des abeilles, elles ont besoin de nous !

Suspension de trois insecticides…

Le 29 avril 2013, l’Union européenne a annoncé la suspension pour deux ans de trois insecticides appartenant à la famille des néonicotinoïdes qui seraient impliqués dans le déclin des insectes pollinisateurs (bourdons, papillons, abeilles…). Cette restriction entrera en vigueur le 1er décembre prochain.
Cette initiative est nécessaire mais insuffisante. D’abord, elle ne concerne pas toutes les cultures. Des centaines d’autres, moins au contact des pollinisateurs comme les céréales d’hiver, les cultures sous serres, ou les vergers après floraison pourront encore bénéficier des trois néonicotinoïdes. Ces pesticides persistent longtemps dans les sols et sous l’effet de la rotation des cultures peuvent entrainer la contamination d’autres cultures et par conséquent des pollinateurs qui les butinent. Ensuite, les trois néonicotinoïdes ont été empalés par une autre famille d’insecticides : les pyréthrinoïdes. Si ces derniers sont moins dangereux, ils s’avèrent toxiques pour les abeilles les quelques jours suivant la pulvérisation.
Pour préserver les abeilles, il est absolument nécessaire de réguler radicalement l’utilisation des pesticides dans les cultures au profit de méthodes plus favorables à l’environnement (auxiliaire de cultures pour manger les insectes nuisibles). A nous de privilégier des aliments cultivés sans pesticides et le miel produit par nos apiculteurs locaux.

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