Festival. Jazz in Marciac (32).

37ème édition de Jazz in Marciac : Un Festival d’Émotions ! Un avant goût de ce que vous allez voir…

 Chick Corea et Stanley Clarke.


Chick Corea et Stanley Clarke.

« Encore heureux qu’on va vers l’été » : le titre de ce roman de Christiane Rochefort illustre à merveille la pensée de tous les amoureux de Jazz In Marciac. L’été, c’est en effet la promesse de concerts superbes où le plaisir de découvrir rivalise avec celui de retrouver. Valeurs sûres et belles surprises : telle pourrait être la devise du festival.

Cette année, pour la trente-septième édition, la parenthèse musicalement enchantée s’ouvrira le lundi 28 juillet pour se refermer le 15 août. Difficile de citer tous les bons moments qui s’annoncent mais on peut souligner quelques rendez-vous particulièrement prometteurs.
L’entrée se fera en fanfare avec, succédant sur scène au flamboyant Lucky Peterson, celui que le magazine Rolling Stone a classé comme l’un des plus grands guitaristes de tous les temps : Jeff Beck, que Marciac est ravi d’accueillir pour la première fois. Le lendemain, on pourra encore parler d’une première… Herbie Hancock et Wayne Shorter d’un côté, Chick Corea et Stanley Clarke de l’autre : quatre légendes pour deux duos qui vont nécessairement transformer ce mardi 29 juillet en jour historique pour le festival.
À propos d’histoire, comment ne pas célébrer celle que Didier Lockwood nous fait vivre depuis si longtemps ? Le samedi 2 août, il fêtera ses quarante ans de carrière avec l’Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse. À la batterie, un certain Manu Katché… Et s’il ne s’agit pas à proprement parler d’un anniversaire, les spectateurs seront ravis d’assister pour la deuxième fois à l’hommage que Wynton Marsalis et Richard Galliano rendent à Edith Piaf et à Billie Holiday. Quoique immortalisé par un album, ce concert de 2008 donnait d’énormes regrets aux absents… Rarement une séance de rattrapage a été aussi attendue.

Tout le soleil de la Jamaïque…

Il ne faudra pas non plus manquer la prestation de Buena Vista Social Club dans le cadre de son « Adios Tour », autrement dit de sa tournée d’adieux – nous nous sommes tant aimés…
Et pour rester dans les musiques caliente, n’oublions pas que Maraca & his Latin Jazz All Stars 2014 puis Roberto Fonseca et Fatoumata Diawara nous feront partager de véritables privilèges durant la nuit du 4 août… Huit jours après, le mercure ne sera toujours pas retombé : grâce au piano de Monty Alexander et à la voix de Jimmy Cliff, c’est tout le soleil de la Jamaïque qui illuminera la scène de JIM.

D’autres concerts lumineux ?

Celui de Jamie Cullum qui avait gratifié le festival d’une de ses toutes premières prestations ; un retour forcément gagnant. Il en va de même pour Thomas Dutronc à la tête d’un double quartet et pour Bireli Lagrène, pour Gregory Porter, pour Tigran Hamasyan… Voix féminines d’exception avec Dee Dee Bridgewater, Cécile McLorin Salvant ou encore Virginie Teychené… Hommage à Miles Davis avec la version de Sketches of Spain par Nicholas Payton – dix-huit musiciens sur scène le mardi 5 août avant la prestation d’Ahmad Jamal que le « Prince of Darkness » considérait comme l’un des plus grands pianistes…
Arrêtons ici cet inventaire à la Prévert pour retenir l’essentiel : Marciac bénéficie d’un microclimat grâce auquel le jazz et ses musiques cousines s’épanouissent au cœur de l’été. Cela fait trente-sept fois qu’on vous le dit !

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