Montagne Pyrénées. Faune.

C’est le printemps ! La marmotte se réveille…

A la sortie de l'hiver, la marmotte reprend des forces !

A la sortie de l’hiver, la marmotte reprend des forces !

À l’arrivée du printemps, en montagne, les animaux sortent de leur longue période d’hibernation, et commencent à pointer le bout de leur museau. La marmotte est de ceux-là.

La marmotte est un vrai hibernant. Pendant la période hivernale, sa température peut chuter de 38° à 8° (voir 4°), son poids passant de 5 à 2,5 kg. C’est pourquoi, à la fin de l’hiver, nos habitants des montagnes sont affaiblis et demandent le plus grand respect possible… Le temps pour eux, de reprendre des forces.

Un petit animal prévenant…

Mais connaissez-vous les origines de ce petit animal qui émet un sifflement si aigu, bien reconnaissable, prévenant ses congénères de votre présence, quand vous êtes en randonnée ?
La disparition des marmottes dans les Pyrénées est située, grosso modo, vers la fin du Würm (période glaciaire – 12 000 ans). Les premiers apports d’individus ont lieu le 15 mai 1948. Le docteur Couturier et messieurs Knobel et Sabatut, après avoir capturé six marmottes dans le massif du Queras, dans les Alpes, les relâchent dans le vallon du Barrada, en vallée de Luz. La même année monsieur Boyrie lâche quatre à cinq individus en vallée de Cauterets, près du pont d’Espagne. Quatre ans plus tard, d’autres marmottes furent relâchées dans le vallon du Barrada, et, en 1954, vingt-cinq individus étaient dénombrés dans la vallée de Luz.
D’autres lâchers, à l’initiative de personnes ou de fédérations départementales de chasseurs, notamment des Hautes-Pyrénées, eurent lieu ensuite, sur tout le massif pyrénéen. Les motivations furent nombreuses : le plaisir des yeux, donner un moyen d’alerte (par les longs sifflements de la marmotte) aux isards pour les prévenir de l’approche des chasseurs, et ainsi limiter l’impact de la chasse, et favoriser le retour de cette espèce…

Des marmottes dans le Parc national des Pyrénées

En 1968, le Conseil scientifique du Parc national des Pyrénées reprend l’idée à son compte. Il préconise de favoriser le développement de l’espèce dans la zone du Parc, en multipliant les implantations, de façon à permettre à l’espèce d’occuper une place vacante dans la chaîne alimentaire, au bénéfice de l’aigle royal.
De 1969 à 1974, près d’une cinquantaine de marmottes sont ainsi relâchées dans la plupart des vallées du Parc. Il faut savoir que sur la zone cœur du Parc national des Pyrénées, il y a environ trois colonies de marmottes pour 100 hectares. Une colonie compte de dix à onze individus. Dans les meilleurs sites, on peut arriver à une marmotte par hectare.

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