Montagne Pyrénées. Faune.

Vautours fauves… Des analyses pour mettre fin à l’instrumentalisation et revenir à la raison !

Le Vautour fauve. Ph. Br. Berthémy.

Le Vautour fauve. Ph. Br. Berthémy.

Les Vautours fauves sont des rapaces nécrophages qui consomment des cadavres, jouant pleinement leur rôle d’équarrisseurs naturels et d’agents d’élimination des éléments pathogènes des écosystèmes montagnards. Dans de rares cas particuliers (mise bas difficile sans surveillance, bêtes blessées ou malades), opportunistes, ils peuvent anticiper la mort d’un animal.

Sans vérification, sans analyse, sans recoupement, le Vautour est jeté en pâture à la vindicte publique. Ce climat de défiance, de dénonciation systématique, n’est profitable à personne :
– il jette l’anathème sur une espèce protégée dont le lien avec le pastoralisme concourt à l’équilibre des milieux montagnards et à leur gestion sanitaire,
– il amène certaines structures impliquées dans le dossier à prendre des postures caricaturales et empêche ainsi le nécessaire développement d’une réflexion et d’un dialogue serein quant à l’avenir de l’élevage en milieu montagnard.
Il faut sortir du flou, de la suspicion et de l’instrumentalisation, avoir des éléments indiscutables pour pouvoir agir. Aujourd’hui, les seuls chiffres dont nous disposons remontent à plus de 18 mois : seulement 16% des constats établis par les agents assermentés de l’État (Soit 8 cas confirmés sur 52 déclarations en 2012 (Source : ONCFS)) confirment un rôle des vautours dans la mortalité du bétail en situation de difficulté (mise-bas difficile sans surveillance, bêtes blessées ou malades).

Qui peut permettre de faire toute la vérité, de rétablir la confiance et d’apaiser les tensions ?

– Des analyses vétérinaires indépendantes et systématiques, pour compléter les constats effectués par les agents de l’État, dès l’instant où un éleveur manifeste un doute à propos de l’intervention de Vautours fauves sur du bétail domestique,
– La publication trimestrielle des résultats de ces analyses et des constats réalisés par personnel assermenté avec une information spécifique auprès de tous les acteurs impliqués dans ce dossier (gestionnaires d’estives, éleveurs, vétérinaires, associations de protection de la nature…).
Ces éléments rationnels devraient permettre de sortir de cette controverse.
Les signataires ci-dessous réitèrent leurs demandes pour qu’une décision dans ce sens soit prise par l’État afin de garantir une coexistence durable apaisée dont vautours et pastoralisme profiteront tous deux.

Liste des signataires :

LPO : Gwenaëlle Plet, tél 05 62 97 27 02, gwenaelle.plet@lpo.fr ; Yves Roullaud, tél, 06 37 03 69 01, yves.roullaud.aude@lpo.fr ; Laurent Couzi, tél, 05 56 91 33 81, laurent.couzi@lpo.fr.

Association La Frênette Gestionnaire Réserve Naturelle Régionale d’Aulon : Maurice Dubarry, tél, 06 82 06 32 04, maurice.dubarry@orange.fr.

Nature Midi Pyrénées : Antoine Gaillard, tél, 05 34 31 97 97, a.gaillard@naturemp.org.

Pays de l’Ours : Alain Reynes, tél, 06 13 59 29 76, a.reynes@paysdelours.com.

Groupe Ornithologique du Roussillon : Lionel Courmont, tél, 04 68 51 20 01, gor2@orange.fr.

Association des Naturalistes de l’Ariège : Julien Vergne, tél, 05 61 65 80 54, julien.v@ariegenature.fr.

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