Midi-Pyrénées. Le Haras national de Tarbes (65).

Un parc naturel au cœur de la ville, berceau de l’anglo-arabe et musée vivant !

L'Artiste en résidence, Gilliane Senn et sa cavalerie. Ph. A. Bassaler.

L’Artiste en résidence, Gilliane Senn et sa cavalerie. Ph. A. Bassaler.

Les huit hectares de jardins du Haras national recèlent de trésors muséographiques qui permettent de réaliser à quel point la capitale Bigourdane s’est développée aux rythmes de ses chevaux : reflet d’une ville de garnison qui expérimenta, chercha et trouva sa propre race issue de savants croisements. Collections historiques, atelier de maréchal-ferrant, selles anciennes, voitures d’attelage, écuries fastueuses, ensemble architectural de style Empire…
C’est aussi le cadre d’Equestria, Festival de la Création Équestre, qui a lieu chaque année fin juillet.

Créé sous Napoléon Ier

Le Haras national de Tarbes a été créé en 1806 sous Napoléon Ier. Du haras de Tarbes est sorti le meilleur cheval d’armes européen. C’est le produit d’un croisement de la race indigène (issue des chevaux introduits au Moyen Âge par l’invasion sarrasine), de la race anglaise et d’étalons arabes importés d’Orient au XIXe siècle. L’élevage est orienté actuellement vers la production de chevaux de compétition. Tout au long du XIX siècle, les architectes se succèdent et dotent le haras de différents bâtiments qui forment encore à ce jour un ensemble harmonieux, fortement imprégné du style Empire.

Tarbes berceau de race de l’Anglo-Arabe

Le Haras national de Tarbes est le berceau de race de l’Anglo-Arabe. C’est un cheval de courses ou de sports. Il ne fait pas pour autant de l’ombre à ses autres congénères : Pur-Sang Arabe, Poney Landais, Mérens, Trait Breton et Comtois (chevaux lourds).

La maréchalerie

Restaurée en 1999, elle est à présent un lieu agréable et fonctionnel. Sachant que tout cheval sollicité, même très peu, doit être ferré. La maréchalerie dispose de 2 zones de ferrage, l’une adaptée aux chevaux légers, l’autre aux chevaux lourds. Sur la première zone, on attache le cheval au mur par l’intermédiaire d’un licol, le maréchal fait ensuite appel à un aide, qui maintient le pied du cheval tandis qu’il opère : c’est le ferrage à la française. Sur la deuxième zone, on utilise un appareil appelé « travail ou métier », uniquement destiné au ferrage des chevaux de trait. Les deux zones sont recouvertes de pavés de bois afin d’éviter aux chevaux de glisser, mais ils s’avèrent aussi très utiles lorsqu’un cheval impatient se met à gratter énergiquement le sol, détériorant de ce fait le travail du maréchal (quand ce dernier vient de parer le pied).

Les Écuries

– Écurie Devèze
C’est la plus ancienne du haras. Elle sert occasionnellement pour le dépôt momentané (la journée) de chevaux de passage. C’est le seul bâtiment à ce jour qui ne soit pas restauré.
– Écurie Artigala
Elle date du milieu du XIXe siècle. C’est une bâtisse rustique, avec une architecture particulière. Elle se divise en deux parties : l’une, avec les portes des box qui donnent directement à l’extérieur, derrière l’autre partie, possède une avancée qui permet de pouvoir s’occuper du cheval dans les meilleures conditions.
– Écurie Larrieu
C’est la plus récente du haras puisqu’elle fut construite, à la fin du XIXe siècle. Ces boxes quoique récents, respectent le style d’origine. Ils sont faits en chêne massif, et sont équipés d’abreuvoirs automatiques, de mangeoires en marbre, et sont chacun dotés d’une trappe.

Le parc du Haras… Lire la suite

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