Parc national des Pyrénées. Tout savoir sur les vieilles forêts.

L’éloge des vieilles forêts en images…

Caractéristiques des vieilles forêts. Ph. L. Nédélec.

Caractéristiques des vieilles forêts. Ph. L. Nédélec.

Les vieilles forêts, ces espaces où la nature s’exprime sans l’intervention de l’homme, où se maintiennent une faune et une flore unique. Elles suscitent curiosité et émerveillement devant les ambiances si particulières qu’elles dégagent.

Plusieurs indicateurs permettent de caractériser une vieille forêt : elle n’a jamais été ni défrichée ni exploitée et elle est à un stade de maturité avancée avec la présence de très gros arbres (leur diamètre dépassant le mètre) et d’importants volumes de bois mort (sur pied ou au sol). Ils permettent une formidable richesse de micro-habitats indispensables à certaines espèces bio indicatrices de ces milieux telles les cryptogames (mousses, lichens) et les coléoptères saproxyliques.
Très rares en France, les vieilles forêts occupent 7 000 hectares des Pyrénées sur le territoire de Midi-Pyrénées (soit 2 % de la surface boisée du territoire étudié) dont près de 10% sur la vallée de Cauterets (65).
Découvrez sur le site internet du Parc national, rubrique clip, le documentaire « Éloge des vieilles forêts », réalisé par le Parc national des Pyrénées et tourné dans les forêts pyrénéennes qui revient en une dizaine de minutes, de façon pédagogique, sur les caractéristiques et l’intérêt de ces havres de vie.
http://www.parc-pyrenees.com/clips/1224.html

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Culture. La Montagne s’expose…

L’exposition « Montagnes de France » à Argelès-Gazost (65) !

Très belle exposition à découvrir.

Très belle exposition à découvrir.

Argelès-Gazost reçoit jusqu’au 9 novembre 2015 une partie (22 photos sur 83 au total) de la fabuleuse exposition de photos grand format « Montagnes de France », réalisée par le groupe Milan Presse, les parc Nationaux, l’ANEM…

Une exposition unique et grand public pour découvrir toutes les richesses et la diversité des montagnes de France. Des Vosges au Jura, des Alpes aux Pyrénées, du Massif central aux départements d’Outre-Mer, un fabuleux voyage en terre d’altitude qui a été exposé sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris en juin dernier à l’occasion de la Fête de la Montagne, puis ensuite au Festival de l’Image à Cauterets (65).
Ces images sont installées sur la Terrasse Jacques Chancel et les grilles du Parc thermal à Argelès-Gazost. Une exposition en plein air de grande qualité et à ne pas manquer !

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Parc national des Pyrénées. Flore pyrénéenne.

Le suivi d’une plante rare expliqué en images…

La Bordère des Pyrénées, présente uniquement en vallée de Luz-Gavarnie. Ph. L. Nédélec PNP.

La Bordère des Pyrénées, présente uniquement en vallée de Luz-Gavarnie. Ph. L. Nédélec PNP.

Endémique des Pyrénées Centrales, la Bordères des Pyrénées (Borderea pyrenaica) fait l’objet d’une protection à l’échelle nationale. Le Parc national des Pyrénées en a fait une des espèces phares de son programme de suivi pour la période 2012-2017.

Côté français, l’espèce est présente exclusivement dans la vallée de Luz-Gavarnie où sa dynamique démographique est mesurée chaque année par les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées. Vous pouvez découvrir sur le site internet du parc national, le documentaire réalisé par ce dernier qui revient en quelques minutes sur la mission de veille scientifique d’une plante rare et emblématique assurée par les agents du Parc national : http://www.parc-pyrenees.com/clips/1225.html
Les années 2000 auront été marquées par une prospection large des espèces présentes sur le territoire du Parc national des Pyrénées. Dès 2010, une évaluation patrimoniale a permis de hiérarchiser les priorités d’efforts à réaliser pour suivre plus précisément certains taxons.
Le programme de suivi des espèces à grands enjeux patrimoniaux 2012 – 2017 a été établi suivant deux types de suivi :
– Un suivi très fin par l’étude de la dynamique de l’espèce dans une ou plusieurs localités permettant de mesurer l’évolution précise des effectifs
– Un suivi plus général s’apparentant à une surveillance afin de s’assurer de la continuité de la présence de l’espèce dans ses localités.

Val d’Azun (65). Une «Terre de Montagne» !

Le Val d’Azun nous offre les 16, 17 et 18 octobre 2015 un beau week-end d’automne.

Concours de chevaux de trait.

Concours de chevaux de trait.

Après 15 ans passés à organiser la très populaire fête du cheval de trait à Aucun, la Communauté des communes du Val d’Azun réaffirme sa volonté de mettre en valeur l’élevage et l’agriculture de montagne avec ce tout nouvel évènement : «Terre de Montagne». L’idée avait depuis longtemps germé de réunir la fête du cheval de trait avec la foire aux côtelettes, qui étaient organisées par le Groupement des agriculteurs du Val d’Azun et le comité des fêtes du village en septembre à Arrens-Marsous.

C’est à présent chose faite ! Brebis, chèvres, vaches et chevaux de trait seront désormais réunis pour une grande foire agricole de montagne qui se tiendra les 16, 17 et 18 octobre 2015 à Arrens-Marsous. La Communauté de communes, avec le Groupement des agriculteurs, les éleveurs de chevaux de trait et les Comités des fêtes du Val d’Azun œuvrent désormais tous ensemble pour cette manifestation ! Les spectateurs pourront retrouver les fabuleux spectacles de chevaux, mais aussi plus originalement un spectacle avec une vache. Les gourmands n’auront que l’embarras du choix côté cuisine avec trois points de restauration où ils pourront déguster les traditionnelles côtelettes de mouton mais aussi l’authentique «burger du Val d’Azun» des éleveurs avec viande et fromage de leur ferme, ou encore un menu dégustation avec bœuf et produits du terroir.
Le vendredi 16, la journée est réservée aux agriculteurs des Hautes-Pyrénées invités par la Chambre d’Agriculture à participer au Forum de l’élevage avec comme thématique : La transhumance c’est possible ! Le soir, c’est un concert qui attend tout le monde avec deux groupes 100% terroir des Hautes-Pyrénées. Le samedi sera plus particulièrement dédié aux concours de chevaux de trait et au concours de fromages, avec de nombreuses animations et présentations, rythmés par les «cantères» et les musiques traditionnelles. Le dimanche, ce sont deux troupes de spectacles qui se succèderont pour présenter des numéros parfois drôles et toujours étonnants, ponctués toute la journée par de nombreuses démonstrations pastorales.

Les animations… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Déconstruction du Refuge de Barroude (65).

Refuge de Barroude en Vallée d’Aure… bientôt place propre !

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Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2014, un incendie détruisait totalement le Refuge de Barroude, propriété du Parc national des Pyrénées en Vallée d’Aure.

Le temps de l’enquête, la gendarmerie n’a pas autorisé la remise en état du site. Jusqu’à son terme, en juillet 2015, malgré les problèmes de salubrité publique qu’ils pouvaient poser (envol de tôles, présence de batteries,…) et les nuisances visuelles, les restes du refuge ne pouvaient pas être déplacés.

Suite à l’appel d’offre public lancé le 24 août 2015, le Parc national des Pyrénées a choisi parmi cinq offres et a confié au groupement d’entreprises locales ATTM & SOCABAT, la déconstruction du refuge. Depuis vendredi 9 octobre 2015, la mise en sécurité du site a débuté : évacuation des matériaux résiduels de l’incendie vers des filières réglementairement agréées, démolition des constructions, ouvrages et installations encore en place, nettoyage complet et fin du terrain. Environ soixante-dix rotations d’héliportage seront nécessaires, en trois phases : montage de la base vie et installation du chantier, évacuation des déchets et repli du chantier.
Il est important de savoir que le refuge est situé tout à la fois dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées et dans l’emprise du bien classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO et du site Natura 2000 « Estaubé, Gavarnie, Troumouse, Barroude ». L’ensemble des autorisations nécessaires pour la mise en œuvre des travaux ont été délivrées. Sous réserve de conditions météorologiques favorables, le chantier sera terminé à la date du 23 octobre 2015.
Coût de la déconstruction 70 355,00 € toutes taxes comprises, auquel il faut ajouter environ 16 500,00 € d’héliportage. Équivalent nombre d’heures de travail : 1 440 heures.

L’Abbaye Saint-Martin du Canigou, dans le Haut-Conflent (66).

Lieu sacré pour les Catalans, cette abbaye est envoutante pour toute personne qui vient la visiter. Une seule envie à la fin de la visite…. C’est d’y revenir une nouvelle fois !

L'abbaye Saint-Martin du Canigou surplombe le Conflent.

L’abbaye Saint-Martin du Canigou surplombe le Conflent.

L’Abbaye Saint-Martin du Canigou (en catalan : Sant Martí del Canigó), est un monastère de moines bénédictins fondé au Xe siècle par Guifred II comte de Cerdagne. Située sur les hauteurs du petit village de Casteil, elle fut supprimée, et ses moines chassés, lors de la Terreur en 1791, mais reprit vie au début du XXe siècle. La communauté des Béatitudes y assure depuis 1987 le service de l’office divin.

C’est à l’instigation du comte de Cerdagne Guifred II, arrière-petit-fils de Guifred le Velu, que le monastère fut établi. Les premières mentions datent de 997, date à laquelle le chantier a probablement commencé. De nombreuses donations au cours des années suivantes montrent bien que le chantier fut mené de manière très régulière. Le 12 juin 1005, Guifred II donne avec sa femme Guisla un alleu situé sur les pentes du Canigou, sur le territoire de la commune de Vernet à l’église de Saint-Martin. Ils effectuent un nouveau don le 14 juillet 1071.
L’église est consacrée le 10 novembre 1009 par Oliba, évêque d’Elne (son frère était abbé de Saint-Michel de Cuxa). Elle sera dédiée à Marie et aux Saints Martin et Michel. Quelques années plus tard, l’église se dote des reliques de Saint Gaudérique. L’abbatiale est alors agrandie et re-consacrée (l’année exacte n’est pas connue avec exactitude : soit 1014, soit 1026). Le comte Guifred II se retira à l’abbaye vers la fin de sa vie : il y mourut en 1049.
L’abbaye commença alors rapidement à décliner : dès le XIIe siècle, elle est rattachée à l’abbaye de Lagrasse, dans l’Aude. Cela fut cause d’un conflit qui se régla finalement par arbitrage du Pape. Mais l’abbaye sombrait irrémédiablement dans la décadence.
Le terrible tremblement de terre de 1428, qui fit tant de dégâts en Catalogne, ébranla sérieusement le monastère : de nombreux bâtiments furent détruits, le clocher fut écrêté, mais l’église résista tant bien que mal. Les travaux de reconstruction furent très longs en raison de l’insuffisance de moyens, malgré la mobilisation de l’épiscopat d’Elne.
En 1506, l’abbaye est placée sous commende et finit par être sécularisée en 1782 par Louis XVI.
Lors de la Terreur, l’abbaye fut fermée après expulsion des derniers religieux, et tous ses biens furent éparpillés. Les bâtiments se transformèrent alors en carrière de pierres pour les habitants des environs, les chapiteaux du cloître furent pillés, de même que les sculptures et le mobilier.
Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que l’abbaye reprenne vie. L’évêque de Perpignan alors en fonction, Monseigneur de Carsalade du Pont, entreprit à partir de 1902 la reconstruction du monastère, dont il ne restait plus grand-chose, si ce n’est le clocher, l’église (dont une partie de la voûte s’était effondrée), et trois galeries du cloître inférieur.
De 1952 à 1983, Dom Bernard de Chabannes achève la restauration de l’abbaye et y rétablit la vie spirituelle.

L’église abbatiale… Lire la suite

Patrimoine de l’Aragon (Espagne).

Situé dans les Pyrénées aragonaises, le Vieux Monastère de San Juan de la Peña est un trésor de l´époque médiévale.

Le cloître du Vieux Monastère de San Juan de la Peña.

Le cloître du Vieux Monastère de San Juan de la Peña.

Les vestiges existants sont d’excellents témoins des successives formes artistiques des différentes époques dans lesquelles ce Monastère a vécu, surtout à l´Époque Romane (du XIème au XIIIème siècle) avec des remarquables œuvres d´architecture, de peinture et surtout de sculpture. L´ensemble historique artistique de San Juan de la Peña se complète avec le Nouveau Monastère, du XVIIème siècle et avec les églises de Saint Caprasio et Sainte Marie, toutes les deux de la période romane et situées dans la localité de Santa Cruz de la Serós.

L’ensemble, situé sur le surplomb du rocher qui lui donne son nom, comprend une vaste chronologie qui est entamée dans le Xème siècle, et il est parfaitement intégré dans son exceptionnel environnement naturel. A l’intérieur, se distinguent l’église préromane, les peintures de Saint Cosme et de Saint Damian (XIIème siècle), appelé Panthéon des Nobles, l’église supérieure, consacrée en 1094, et la chapelle gothique de San Victorián, mais ressort surtout le magnifique cloître roman, œuvre de deux ateliers différents. À tout cela il faut ajouter d’autres bâtiments postérieurs aux siècles médiévaux, entre lesquels il convient remarquer le Panthéon Réel, de style néoclassique, érigé dans le dernier tiers du XVIIIème siècle.
Ruiné à la fin du Xème siècle, la refondation du Monastère a été réalisée sous le nom de San Juan de la Peña par le Roi Sanche de Navarre dans le premier tiers du XIème siècle. Ce Monarque a été celui qui a introduit dans le Monastère la règle de Saint Benoît, norme fondamentale à l´Europe médiévale. Tout au long de ce siècle, le centre s’est étendu avec de nouvelles constructions en se transformant en panthéon de Rois et monastère préféré de la naissante monarchie aragonaise qui l’a doté avec de nombreux biens.

Le Berceau du Royaume d’Aragon… Lire la suite