Patrimoine de l’Aragon (Espagne).

Situé dans les Pyrénées aragonaises, le Vieux Monastère de San Juan de la Peña est un trésor de l´époque médiévale.

Le cloître du Vieux Monastère de San Juan de la Peña.

Le cloître du Vieux Monastère de San Juan de la Peña.

Les vestiges existants sont d’excellents témoins des successives formes artistiques des différentes époques dans lesquelles ce Monastère a vécu, surtout à l´Époque Romane (du XIème au XIIIème siècle) avec des remarquables œuvres d´architecture, de peinture et surtout de sculpture. L´ensemble historique artistique de San Juan de la Peña se complète avec le Nouveau Monastère, du XVIIème siècle et avec les églises de Saint Caprasio et Sainte Marie, toutes les deux de la période romane et situées dans la localité de Santa Cruz de la Serós.

L’ensemble, situé sur le surplomb du rocher qui lui donne son nom, comprend une vaste chronologie qui est entamée dans le Xème siècle, et il est parfaitement intégré dans son exceptionnel environnement naturel. A l’intérieur, se distinguent l’église préromane, les peintures de Saint Cosme et de Saint Damian (XIIème siècle), appelé Panthéon des Nobles, l’église supérieure, consacrée en 1094, et la chapelle gothique de San Victorián, mais ressort surtout le magnifique cloître roman, œuvre de deux ateliers différents. À tout cela il faut ajouter d’autres bâtiments postérieurs aux siècles médiévaux, entre lesquels il convient remarquer le Panthéon Réel, de style néoclassique, érigé dans le dernier tiers du XVIIIème siècle.
Ruiné à la fin du Xème siècle, la refondation du Monastère a été réalisée sous le nom de San Juan de la Peña par le Roi Sanche de Navarre dans le premier tiers du XIème siècle. Ce Monarque a été celui qui a introduit dans le Monastère la règle de Saint Benoît, norme fondamentale à l´Europe médiévale. Tout au long de ce siècle, le centre s’est étendu avec de nouvelles constructions en se transformant en panthéon de Rois et monastère préféré de la naissante monarchie aragonaise qui l’a doté avec de nombreux biens.

Le Berceau du Royaume d’Aragon…

Considéré par la tradition comme le berceau du Royaume d’Aragon, il a été un arrêt habituel du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, et considéré un lieu de légendes, et entre elles il faut remarquer celle qui lie ce lieu avec le Saint Calice.
Une date significative a été celle de du 22 mars de 1071, quand le Monastère de San Juan de la Peña a été le scénario de l’introduction, pour la première fois dans la Péninsule Ibérique, du rite liturgique romain, utilisé dans toute l’Église d’Occident, qui mettait fin à l’ancien rite Hispanique Visigoth et supposait l’obéissance définitive de l’église aragonaise aux règles marquées par le Pontificat.
Toutefois, une certaine décadence est commencée à partir de la seconde moitié du XIIème siècle laquelle s’est accentuée dans la période suivante, et encore plus à partir du XIVème siècle. La fin des donations ont été les notes caractéristiques de cette époque, les pertes patrimoniales, les multiples procès devant de nombreuses instances, et spécialement avec les évêchés où étaient situées ses propriétés (Jaca-Huesca, Pampelune et Saragosse), les dettes, la détérioration des constructions par leur situation particulière et divers incendies qui lui furent dévastateurs.
Avec le dernier de ces incendies en 1675 qui dura trois jours, on a perdu l’habitabilité nécessaire pour la vie monacale, c´est pourquoi on a planifié la construction du Nouveau Monastère.

Photos de Marina Alves Juan.

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