Ski. Derby du Pic du Midi de Bigorre (65).

Samedi 12 mars 2016, c’est la 7ème édition du Derby du Pic du Midi !

Grand rassemblement avant le départ du Derby.

Grand rassemblement avant le départ du Derby.

Pour sa 7ème édition, le Derby du Pic du Midi rassemblera tous les types de glisse le samedi 12 mars prochain. A ski, snowboard, monoski ou télémark, chacun s’emploiera à dévaler le plus rapidement possible ce parcours d’exception.

Épreuve de glisse en haute montagne inscrite au Trophée des Derbys et présidée par Mathieu Crépel, cette course chronométrée est ouverte à tous, licenciés ou non. Le principe de la course est simple. Le départ s’effectue du Pic du Midi par vague de cinq concurrents, le meilleur temps à l’arrivée en bas gagne… Les participants choisissent leur moyen de descente et l’itinéraire le plus opportun pour gagner la course. Ils doivent rejoindre l’arrivée le plus rapidement possible. Aucune porte ni tracé ne sont imposés en dehors de quelques passages interdits pour raison de sécurité.
Les 3 meilleurs temps dans chaque catégorie (hommes, femmes, papy riders / engins de glisse,) sont récompensés. Les participants peuvent également s’inscrire par équipe (3 personnes) concourant sur 3 engins de glisse différents. Le temps de l’équipe sera calculé par l’addition des 3 temps.
La journée s’achèvera à La Mongie par une soirée festive avec DJ Pone aux manettes (TTC, Svinkels, Birdy Nam Nam).

Informations/Inscriptions : picdumidi.com – n-py.com
Port du casque obligatoire, protection dorsale ou sac à dos, DVA, pelle et sonde.

Faune. Décès d’un Gypaète barbu.

Un gypaète mort près de Villefranche de Conflent (66) !

Gypa Beille

Gypaète barbu en vol. Ph. M. Kakzmar.

Le 20 février dernier, Pascal Borreill, conducteur de train, découvre le cadavre d’un gypaète barbu sur la voie ferrée, à hauteur de Villefranche de Conflent. L’oiseau en parfait état était un adulte caractéristique : couleur ventrale orangée, immenses ailes gris-ardoisé et barbiche noire…

Un membre de la SNCF prévient alors Olivier Salvador de la Fédération des Réserves Naturelles Catalanes (FRNC) qui alerte à son tour les personnes impliquées dans le suivi de ce rapace montagnard menacé de disparition en Europe : le réseau se mobilise. Le cadavre est recueilli par l’agent de l’environnement Gilles Caffort et congelé dans les locaux de l’ONCFS à Prades, le temps d’organiser son transfert vers l’Ariège où il sera autopsié. L’agente Angèle Pialot de l’ONCFS-Ariège récupère le cadavre au col du Puymorens où ses collègues catalans l’ont amené, puis le transporte jusqu’au laboratoire vétérinaire de Tarascon (09). Là, il est radiographié et autopsié par le Dr Lydia Vilagines, vétérinaire spécialiste des rapaces nécrophages pyrénéens ; des prélèvements sont faits et envoyés au laboratoire spécialisé en éco-toxicologie Vétagro-Sup de Lyon. Les résultats de ces recherches sont en attente et seront communiqués ultérieurement.
Malheureusement ce gypaète était un oiseau reproducteur, un mâle, et sa mort coïncide avec le constat d’échec de reproduction du couple reproducteur local effectué par Claude Gautier de l’association Cerca Nature, le lendemain de la découverte du cadavre !

Un oiseau rare…

Les gypaètes sont rares car ils ne se reproduisent généralement pas avant l’âge de 8 ans, un âge tardif que tous n’atteignent pas. La perte d’un individu reproducteur est un coup dur pour le département des Pyrénées-Orientales, où un seul couple niche encore actuellement.
Rappelons que le Gypaète barbu fait l’objet d’un Plan National d’Actions mené par le Ministère en charge de l’Environnement depuis 1997 et coordonné par la DREAL Aquitaine Limousin Poitou-Charentes qui en a délégué l’animation pyrénéenne à la Ligue pour la Protection des Oiseaux. La mise en œuvre des actions est réalisée avec le soutien d’un réseau de partenaires techniques – dont la FRNC, l’ONCFS, l’ONF, Cerca Nature, la RNR de Nyer et le GOR dans le 66. Le gypaète niche à nouveau dans les Pyrénées-Orientales depuis 2002 grâce à de multiples d’actions mises en œuvre dans le cadre de ce Plan, avec le soutien des collectivités locales dont le Département des Pyrénées-Orientales et la Région Midi-Pyrénées Languedoc Roussillon, de l’État et de l’Union Européenne.