Faune des Pyrénées.

Les couples de Gypaètes barbus filent le grand amour dans le Parc national des Pyrénées.

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Un couple de Gypaètes barbus en vallée d’Ossau. Ph. D. Peyrusqué.

Ce ne sont pas moins de douze couples de gypaètes barbus sur les quatorze présents sur le territoire du Parc national, qui viennent d’être observés en couvaison. Une heureuse nouvelle quand on sait que la stratégie de reproduction du Gypaète barbu est basée sur la longévité et l’expérience des adultes.

En effet, malgré une espérance de vie de plus de trente ans, les gypaètes barbus se reproduisent peu et tardivement. Ils ne vivent en couple qu’à partir de 6 ou 7 ans et ce n’est que vers l’âge de 7 ans qu’ils débutent leur première longue période de reproduction de 10 mois. En moyenne, un couple donne un jeune à l’envol tous les 3 ans !

2017 sera-t-elle l’année du Gypaète barbu au Parc national des Pyrénées ?

De la vallée d’Aspe (4 couples), à la vallée d’Aure (3 couples), quatorze couples sont suivis dans le cadre du Plan national d’actions porté par la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement et du logement avec pour opérateur technique la Ligue de Protection des Oiseaux Pyrénées Vivantes et en partenariat, notamment, avec le Parc national des Pyrénées. Autre bonne nouvelle issue des observations menées par les gardes-moniteurs du Parc national : un quinzième couple se serait installé dans le Béarn.

Laissons désormais les adultes couver à tour de rôle, durant 52 à 53 jours, le précieux œuf, en veillant à ce qu’il ne soit pas aux prises du froid ni de prédateurs (grands corbeaux). Si aucun dérangement, synonyme d’abandon du nid par les adultes, ne survient, l’éclosion se passera dans les meilleures dispositions au mois de mars. Quatre mois d’élevage seront encore nécessaires avant que le gypaèton ne prenne son envol. Grâce au travail engagé avec les utilisateurs de l’espace aérien et les chasseurs, aucun dérangement anthropique n’a été observé l’an dernier. Gageons qu’il en sera de même pour ce nouveau cycle de reproduction.

Faune des Pyrénées. Protection du Gypaète barbu…

Quand pastoralisme et espèces protégées se côtoient !

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Derniers préparatifs pour l’héliportage en Vallée d’Aspe.

La nouvelle saison de nidification chez le Gypaète barbu est l’occasion de saluer le bel exemple de travail collaboratif intervenu en juin 2016 entre l’IPHB, en Vallée d’Aspe (64) et le Parc national des Pyrénées.

Alors qu’un couple de casseurs d’os élevait son jeune dans la zone de l’Embarère, l’Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) devait procéder durant plusieurs jours et avant la montée en estive, à des opérations d’héliportage pour l’approvisionnement des cabanes pastorales. Espèce très sensible au dérangement, la quiétude est indispensable au Gypaète barbu notamment en période de reproduction.

Informé de ces survols prochains par l’IPHB, Jérôme Démoulin, garde-moniteur du Parc national des Pyrénées, référent « Gypaète barbu » en vallée d’Aspe, et Jérôme Lafitte, chargé de mission faune du Parc national, ont défini, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l’IPHB, un plan de vol conçu pour éviter le dérangement des oiseaux. Pensé pour impacter le moins possible les conditions et le temps de vol des hélicoptères et par là même, le coût de l’opération, il a été entériné par la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement de Nouvelle-Aquitaine (DREAL) en charge du plan national d’actions en vue de la préservation du Gypaète barbu.

Conscients de la responsabilité patrimoniale collective envers cette espèce protégée, Didier Hervé, directeur de l’IPHB, et Jean Brosset, pilote d’Hélibéarn, se sont appropriés ces données pour une mise en œuvre modèle. C’est ainsi que les cabanes des Escurets, de Lapassa et Laiterine (commune d’Accous) ont été approvisionnées par héliportage. Partenaire du suivi du gypaète barbu, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a veillé à la quiétude des rapaces lors de ces opérations.

Grâce à ce partenariat exemplaire, le jeune et ses parents n’ont pas subi de perturbation à tel point que le couple s’est installé, cette année encore, au même nid pour un nouveau cycle de reproduction. Le jeune « nettoyeur des estives » a, quant à lui, pu prendre son envol aux alentours du 15 août 2016.

Observé à plusieurs reprises durant l’automne, il évolue désormais tout naturellement indépendamment de ses parents. Cette reproduction a été la seule menée à son terme dans le département des Pyrénées-Atlantiques en 2016.

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Gypaète barbu en vol. Ph. M. Kakzmar.

Faune. Comptage des Milans royaux.

Le réseau Milan royal Pyrénées procède ce week-end du 07 et 08 janvier 2017 à la 11ème édition du comptage simultané européen des hivernants.

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Milan royal en vol. Ph. P. Harlé.

Ce comptage simultané des dortoirs de Milans royaux aura lieu dans plusieurs pays européens. Allemagne, France, Espagne, Suisse Suède, Angleterre, Pologne…, sont autant de pays qui ont la chance d’héberger ce magnifique rapace, présent essentiellement en Europe. Les ornithologues bénévoles ou professionnels sont mobilisés encore cet hiver sur le terrain pour le dénombrer, afin de mieux appréhender la distribution et les tendances de cette population fragile.

Les Pyrénées sont le premier site d’accueil de l’espèce en France en hiver avec l’an dernier 5300 oiseaux recensés sur 120 dortoirs. Le réseau Milan royal des Pyrénées, regroupant près de 200 observateurs, ont préparé cette opération. Des sessions de prospection, de repérage sur tout le territoire et des opérations de pré-comptage sur les sites-dortoir connus auxquels les Milans royaux sont le plus souvent fidèles, sont organisées. En cette saison, les oiseaux se rassemblent à la tombée de la nuit en lisière de boisements. Ces sites rassemblent plusieurs dizaines d’individus venus passer l’hiver sur le piémont, nous offrant ainsi un spectacle crépusculaire exceptionnel, du mois de novembre à la fin Janvier.

Espèce strictement européenne, classée vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en France, où vit la seconde population mondiale, le Milan royal fait l’objet d’un Plan National d’Actions coordonné par la LPO et mis en œuvre par un réseau de structures environnementales, sans lesquelles son application serait impossible. Les Pyrénées qui constituent l’un des derniers bastions pour cette population, jouent un rôle déterminant pour sa conservation,… une conservation mise au défi d’un paradoxe puisque, simultanément à la protection légale des rapaces, l’État autorise par arrêté préfectoral, l’empoisonnement de leurs proies, engendrant chez les espèces nécrophages de véritables hécatombes !

Espèce facilement identifiable, avec ses couleurs vives, teintées de roux, sa queue fourchue et sa silhouette effilée aux allures désinvoltes, vous pouvez, vous aussi, participer à la préparation de ce comptage européen et contribuer à une meilleure connaissance de la répartition de l’espèce ! Si vous observez des rassemblements crépusculaires ou matinaux de plusieurs dizaines d’individus à l’orée de boisements, contactez votre association locale (liste ci-dessous) et/ou la coordination Milan royal Pyrénées : aurelie.deseynes@lpo.fr.

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Dortoirs de Milans royaux. Ph. M. Sabatier.

Liste des structures / associations locales…
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Montagne. N’PY, 7 domaines skiables, 4 espaces nordiques et 3 sites touristiques d’exception.

N’PY, La Communauté des « Nouvelles Pyrénées » !

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Les responsables des stations de ski et de N’PY au grand complet. Photo Le P’tit Pyrénéen.

Il y a 12 ans, alors que l’intelligence collective et l’économie collaborative n’étaient que de vagues concepts, des directeurs de stations soutenus par leurs élus visionnaires ont innové en regroupant des entreprises concurrentes à la base afin de peser davantage sur un marché du ski mature. Ils ont ainsi créé le seul réseau des Pyrénées qui réunit à la fois les territoires, les domaines skiables, les stations, les acteurs du tourisme (prestataires d’activités, hébergeurs…), les habitants et les consommateurs. Une communauté qui est en osmose avec le langage et les valeurs montantes de notre société de plus en plus attachée au progrès, sans renier ses racines territoriales.

N’PY « Nouvelles Pyrénées » est aujourd’hui une marque qui regroupe sept stations de sports d’hiver : Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet (Barèges/La Mongie), Luz-Ardiden, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin. A ces 7 domaines skiables s’ajoutent 4 espaces nordiques : Piau-Sobrarbe, Payolle, Le Pont d’Espagne à Cauterets et La Pierre Saint Martin-Le Braca. 1er acteur des Pyrénées françaises, N’PY représente plus de la moitié du marché du ski pyrénéen qui compte 38 stations de sports d’hiver. Chaque saison, les stations du groupe comptabilisent plus de 2 millions de journées ski. Elles totalisent 400 kilomètres de pistes et emploient 1 100 personnes au plus fort de la saison.

N’PY, c’est aussi été comme hiver 3 sites touristiques d’exception : le Pic du Midi, Cauterets Pont d’Espagne et le Train de la Rhune.

20,7 M€ investis cette saison… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Restauration d’un refuge.

Le refuge du Larry se refait une beauté !

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Le refuge du Larry. Ph. C. Bapt.

Surplombant à 1 724 mètres d’altitude la vallée d’Aspe, le refuge du Larry (commune d’Urdos) accueille sans réservation, été comme hiver, les randonneurs en transit de la vallée d’Aspe vers la vallée d’Ossau.

Refuge non gardé situé à 100 mètres de la zone cœur du Parc national, il propose gratuitement sept couchages et le confort d’une petite cuisine équipée. En période estivale, deux emplacements pour des tentes ont été aménagés sur l’enceinte même. Datant de 1968 et géré par le Parc national des Pyrénées, le refuge du Larry bénéficient régulièrement de remise en état tel que le changement de clôture et de gazinière l’an passé par les gardes-moniteurs du Parc national.

Mais au fil du temps, les conditions climatiques extrêmes avaient dégradé le bardage réalisé en bois Western Red Cédar. Dans le cadre d’actions de préservation du patrimoine, les Amis du parc national des Pyrénées en collaboration avec les équipes du Parc national, ont entrepris la restauration de ce revêtement ainsi que du faîtage, des volets et de la porte. Plusieurs réunions de calage ont permis de planifier l’intendance, l’acquisition du matériel ainsi que la programmation de la phase d’héliportage de celui-ci. Forts de leur expérience, Didier Allard, Daniel Barras, Gérard Casteran, Lionel Favier, Michel Rousseau et Jean-Paul Zanibellato, membres des Amis du Parc national, ont mené à bien cette mission du 2 au 6 octobre 2016. Après la découpe des bardeaux réalisée durant l’été 2016, l’ensemble du bardage a été déposé et remplacé par des bardeaux en pin Douglas, espèce présentant des caractéristiques d’imputrescibilité dans le temps et le faîtage du toit devenu moins étanche, a été restauré. Par deux fois, des membres des Amis du Parc national sont venus ravitailler le personnel présent sur le site et apporter une bonne dose de soutien. Les agents du Parc national des vallées d’Ossau et d’Aspe ont contribué au bon déroulement des travaux… Lire la suite

Aéroport de Pau Pyrénées. Vols directs vers la Côte d’Azur !

Deux vols par semaine à partir d’avril 2017.

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Copyright Volotea.

Volotea, la compagnie aérienne des capitales régionales européennes vient d’annoncer son arrivée à l’aéroport de Pau Pyrénées. La compagnie lancera officiellement ses opérations au départ de ce nouvel aéroport en avril prochain avec la nouvelle ligne Pau – Nice, qui sera opérée 2 fois par semaine. Les billets sont déjà disponibles à la vente sur www.volotea.com.

Lors de la conférence de presse annonçant cette nouvelle ligne, les responsables de Volotea, de la CCI Pau Béarn et du SMAP se sont exprimés…

« Nous sommes ravis de pouvoir continuer à nous développer dans le Sud-Ouest de la France. De plus, Pau est un aéroport qui dispose d’un potentiel intéressant pour Volotea et devrait nous permettre de conquérir de nouveaux clients. Cette nouvelle ligne domestique entre Pau et Nice devrait séduire les gens de la région qui disposeront d’un moyen supplémentaire pour rejoindre la Côte d’Azur grâce à des vols directs, rapides, confortables et à bas prix » a déclaré Edo Friart, Directeur du Développement International de la compagnie.

« Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir la compagnie Volotea, nouvelle venue sur notre aéroport et au départ de notre région, avec l’ouverture d’une liaison sur Nice nouvelle destination également. Au regard de la croissance rapide et exponentielle de cette jeune compagnie, c’est le début d’une collaboration durable et prometteuse avec Volotea, qui se développera sans aucun doute au départ de Pau Pyrénées sur d’autres destinations domestiques et européennes. Nous lui souhaitons la bienvenue et nous serons à ses côtés » a également déclaré Patrick De Stampa, Président de la CCI Pau Béarn, actuelle gestionnaire, et partie intégrante de la SEA Air’py, futur exploitant en 2017.

« La nouvelle concession avec Air’py n’a pas encore démarré, que les premiers signes attendus d’une diversité de destinations et d’une croissance de trafic commencent à apparaître. Nous sommes très heureux d’une destination comme Nice, qui répond aux aspirations de notre agglomération de Pau, du Béarn et des Pyrénées. » ajoute Jean Paul Brin, Président du SMAP, syndicat mixte des collectivités propriétaires de l’aéroport.

À l’occasion de l’annonce de cette nouvelle ligne, Volotea lance une promotion exceptionnelle : du 13 au 18 octobre inclus des billets à partir d’1 euro pour partir à la découverte de la ville de Nice.

A propos de Volotea… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Faune.

Une année fructueuse chez les bouquetins ibériques.

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Fraise et son cabri

Signe positif de la bonne appropriation du territoire et de ce nouvel environnement, la saison des amours débutée à l’automne 2015 fut fructueuse pour les bouquetins ibériques relâchés au Parc national des Pyrénées.

Preuve en est les douze cabris de l’année observés sur les falaises depuis juin dernier. Ce sont aujourd’hui dix petits qui évoluent avec dextérité entre éboulis et zones herbeuses, deux n’ayant pas survécu. L’arrivée de ces cabris au sein de cette population d’animaux sauvages récemment réintroduits permet d’attester de l’adaptation des animaux dans leur milieu naturel, et par là même du succès de l’opération avec un retour à des comportements naturels.

Cycle de reproduction

Rut, gestation, mise bas, élevage du jeune : le cycle de reproduction est ainsi mené à bien par dix femelles parmi les trente-trois présentes au Parc national. Restera pour elles à veiller constamment sur leur petit jusqu’à la fin de l’hiver. Identifiées lors des suivis réalisés par les gardes-moniteurs, les mères sont âgées de cinq à dix ans, période la plus propice à la reproduction chez les ongulés femelles. Elles ont alors la capacité, la résistance physique mais aussi l’expérience pour élever un petit. Les femelles nées dans les Pyrénées devraient, quant à elles, se reproduire très jeunes, dès 2 ou 3 ans, et ainsi favoriser la colonisation du massif.

Isis, toujours en exemple… Lire la suite