Faune. Naissance de jumeaux bouquetins !

Des jumeaux bouquetins sont nés dans le Parc national des Pyrénées.Les jumeaux bouqetins avec leur maman Sofia. Ph. Fr. Reisdorfeer PNP.

Légende : Les jumeaux bouquetins avec leur maman Sofia. Ph. Fr. Reisdorfeer PNP.

C’est avec enthousiasme que l’équipe du Parc national vient de constater la première naissance de jumeaux bouquetins ibériques sur le territoire du Parc national des Pyrénées.

Les deux cabris se portent à merveille, suivant d’un pas hésitant leur maman, Sofia, femelle d’expérience de dix ans, réintroduite en août 2015 au Pont d’Espagne au-dessus de Cauterets (65). La proximité de l’éterle (femelle d’un an) d’Elsa, autre femelle, semble augurer un regroupement prochain en nurserie des femelles et de leurs petits afin de mettre en commun la surveillance des jeunes tandis que les mâles s’éloignent et se regroupent en petites hardes.

Au sein d’une population jeune en forte croissance démographique comme tel est le cas au Parc national, la naissance de jumeaux n’est pas à considérer comme exceptionnelle. Bénéficiant d’un maximum d’espace et ayant un accès optimum à la ressource alimentaire, les femelles se reproduisent jeunes et souvent tous les ans, le taux de gémellité pouvant même atteindre 10 à 20%. Par la suite, quand la population deviendra plus importante, un phénomène naturel de régulation dit de « densité dépendance » fera que les cas de gémellité deviendront de plus en plus rares. Avec la survie hivernale de l’ensemble des cabris, ce premier cas de gémellité est un nouveau très bon indicateur de l’adaptation des bouquetins à leur nouveau territoire. Attention cependant à ne pas troubler la quiétude des femelles suitées très sensibles au dérangement dans les premiers jours du cabri et donc de ne pas s’approcher de trop près en cas d’observation.

Parrainez un bouquetin ibérique…

Une population est estimée viable lorsqu’elle atteint deux cent individus environ. Afin de compléter la population actuelle, un nouveau lâcher de bouquetins ibériques est prévu en 2017 dans le Parc national des Pyrénées. Si vous souhaitez participer activement à ce programme de réintroduction d’une espèce sauvage sur sa terre d’origine, devenez parrain / marraine d’un bouquetin ibérique en effectuant un don, même modeste, via la plateforme sécurisée du Parc national des Pyrénées sur son site internet http://www.pyrenees-parcnational.fr (cliquez sur la vignette le retour du bouquetin ou € – don). Votre don ouvre droit à une importante réduction fiscale : 66% en réduction de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Par exemple, un don de 100,00 € vous revient en réalité à 34,00 € et vous fait bénéficier d’une réduction d’impôt de 66 €. En tant que parrain, vous serez invité personnellement au lâcher de votre filleul.

EDF. Conseils de prudence aux pêcheurs sur les cours d’eau.

Ouverture de la Pêche à la Truite… Prudence aux bords des rivières !

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Plaisir de sortir sa première truite Fario en haute montagne.

A l’occasion de l’ouverture de la pêche le 11 mars 2017, EDF, acteur soucieux de la sécurité des personnes, renforce sa campagne de sensibilisation à la prudence auprès des usagers des rivières équipées de centrales et barrages hydroélectriques.

A proximité des installations et en raison des lâchers d’eau nécessaires à la production d’électricité, le niveau de la rivière peut augmenter en quelques minutes. L’augmentation des débits et des courants, la submersion d’îlots ou rochers isolés qui en résultent, peuvent mettre en difficulté les pécheurs qui s’aventurent au milieu du lit d’une rivière. Il est donc dangereux de circuler au milieu d’un cours d’eau en aval d’une centrale ou d’un barrage hydroélectrique.

A titre préventif, les consignes de sécurité à respecter sont les suivantes :

– Rester sur les berges,

– Éviter les zones qui ne permettent pas un repli rapide en cas de montée des eaux,

– Ne pas s’installer dans les zones balisées d’un panneau signalant la présence d’un risque.

Ces conseils de prudence seront relayés, auprès des pêcheurs, par deux hydroguides qui parcourront à l’aval de certains ouvrages hydroélectriques EDF, les samedi 11 et dimanche 12 mars prochains, de 7h 30 à 12h 30, la rivière de l’Agout dans le département du Tarn (81) ainsi que les rivières du Jaur et de l’Orb dans le département de l’Hérault (34). Par un dialogue personnalisé, ils leur rappelleront les règles de prudence à respecter. Il est donc important de respecter scrupuleusement les panneaux jaunes et les pictogrammes qui signalent ces risques.

A propos d’EDF…

Acteur majeur de la transition énergétique, le Groupe EDF est un énergéticien intégré, présent sur l’ensemble des métiers : la production, le transport, la distribution, le négoce, la vente d’énergies et les services énergétiques. Leader des énergies bas carbone dans le monde, le Groupe a développé un mix de production diversifié basé sur l’énergie nucléaire, l’hydraulique, les énergies nouvelles renouvelables et le thermique. Le Groupe participe à la fourniture d’énergies et de services à environ 37,6 millions de clients, dont 27,8 millions en France. Il a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires consolidé de 75 milliards d’euros dont 47,2% hors de France. EDF est une entreprise cotée à la Bourse de Paris.

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Faune des Pyrénées. Comptage des Milans royaux.

Résultats du 11ème comptage des milans royaux hivernants : les Pyrénées, principale terre d’accueil en France !

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Milan royal en vol. Ph. P. Harlé.

Un comptage d’envergure européenne a été organisé les 7 et 8 janvier derniers. Il a été coordonné par la LPO Pyrénées Vivantes pour l’ensemble du massif et a mobilisé plus de 200 observateurs issus de 15 organisations environnementales. Les résultats obtenus démontrent une fois de plus l’importance du massif pyrénéen pour cette espèce et pour sa conservation. En effet, un peu plus de 5550 milans royaux hivernants répartis sur 124 dortoirs ont été dénombrés.

Cette opération a permis également d’observer 16 milans royaux équipés de marques alaires et 7 équipés de balises GPS. Originaires d’Espagne, de Suisse, de République Tchèque, d’Allemagne ou d’Autriche, ces oiseaux fournissent de précieuses informations sur leurs déplacements migratoires ou leur hivernage dans les Pyrénées. Certains sont fidèles à leur territoire d’hivernage car ils ont déjà été observés l’an dernier sur les mêmes quartiers. Mais si les Pyrénées sont une terre d’accueil pour le Milan royal, et notamment en hiver, l’accueil reste une notion toute relative… En effet, cette espèce souffre régulièrement d’empoisonnements et de tirs.

11 cadavres retrouvés en 2016 et déjà 5 en 2017 !

Des autopsies et analyses toxicologiques sont menées sur tous les cadavres collectés afin de mieux identifier les principales causes de mortalité et les molécules chimiques responsables. Les résultats sont sans appel et confirment malheureusement les tendances des années passées :

– Le Milan royal est victime du poison pour 2/3 des cas en 2016 : les raticides utilisés régulièrement pour la destruction des rongeurs se retrouvent dans les cadavres de Milan royal (les rongeurs morts ou vifs constituent son repas principal).

– Le Milan royal est victime de tirs ou de percussions contre les voitures pour un 1/3 des cas en 2016 : les milans royaux affaiblis par des intoxications régulières sont plus facilement exposés au tir et à la collision.

Rappelons que cette espèce protégée est strictement européenne (classée vulnérable par l’UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Elle fait l’objet d’un Plan National d’Actions et de divers programmes Européens de conservation. Les effectifs de Milans royaux hivernants comptabilisés dans les Pyrénées montrent à quel point la qualité de ce territoire est déterminante pour sa conservation. A nous, acteurs pyrénéens d’en faire une véritable terre d’accueil !

Les structures participantes à ce comptage…

Mifenec, Hegalaldia, le Groupe d’Études Ornithologiques Béarnais, le réseau avifaune de l’ONF, le Parc National des Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées, le Groupe Ornithologique Gersois, l’Association des Naturalistes de l’Ariège, les LPO Aquitaine, Haute-Garonne, Aude, Mission Rapaces, Nature Comminges, Cerca Nature, l’Association Ch. Flahault.

Faune des Pyrénées.

Les couples de Gypaètes barbus filent le grand amour dans le Parc national des Pyrénées.

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Un couple de Gypaètes barbus en vallée d’Ossau. Ph. D. Peyrusqué.

Ce ne sont pas moins de douze couples de gypaètes barbus sur les quatorze présents sur le territoire du Parc national, qui viennent d’être observés en couvaison. Une heureuse nouvelle quand on sait que la stratégie de reproduction du Gypaète barbu est basée sur la longévité et l’expérience des adultes.

En effet, malgré une espérance de vie de plus de trente ans, les gypaètes barbus se reproduisent peu et tardivement. Ils ne vivent en couple qu’à partir de 6 ou 7 ans et ce n’est que vers l’âge de 7 ans qu’ils débutent leur première longue période de reproduction de 10 mois. En moyenne, un couple donne un jeune à l’envol tous les 3 ans !

2017 sera-t-elle l’année du Gypaète barbu au Parc national des Pyrénées ?

De la vallée d’Aspe (4 couples), à la vallée d’Aure (3 couples), quatorze couples sont suivis dans le cadre du Plan national d’actions porté par la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement et du logement avec pour opérateur technique la Ligue de Protection des Oiseaux Pyrénées Vivantes et en partenariat, notamment, avec le Parc national des Pyrénées. Autre bonne nouvelle issue des observations menées par les gardes-moniteurs du Parc national : un quinzième couple se serait installé dans le Béarn.

Laissons désormais les adultes couver à tour de rôle, durant 52 à 53 jours, le précieux œuf, en veillant à ce qu’il ne soit pas aux prises du froid ni de prédateurs (grands corbeaux). Si aucun dérangement, synonyme d’abandon du nid par les adultes, ne survient, l’éclosion se passera dans les meilleures dispositions au mois de mars. Quatre mois d’élevage seront encore nécessaires avant que le gypaèton ne prenne son envol. Grâce au travail engagé avec les utilisateurs de l’espace aérien et les chasseurs, aucun dérangement anthropique n’a été observé l’an dernier. Gageons qu’il en sera de même pour ce nouveau cycle de reproduction.

Faune. Comptage des Milans royaux.

Le réseau Milan royal Pyrénées procède ce week-end du 07 et 08 janvier 2017 à la 11ème édition du comptage simultané européen des hivernants.

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Milan royal en vol. Ph. P. Harlé.

Ce comptage simultané des dortoirs de Milans royaux aura lieu dans plusieurs pays européens. Allemagne, France, Espagne, Suisse Suède, Angleterre, Pologne…, sont autant de pays qui ont la chance d’héberger ce magnifique rapace, présent essentiellement en Europe. Les ornithologues bénévoles ou professionnels sont mobilisés encore cet hiver sur le terrain pour le dénombrer, afin de mieux appréhender la distribution et les tendances de cette population fragile.

Les Pyrénées sont le premier site d’accueil de l’espèce en France en hiver avec l’an dernier 5300 oiseaux recensés sur 120 dortoirs. Le réseau Milan royal des Pyrénées, regroupant près de 200 observateurs, ont préparé cette opération. Des sessions de prospection, de repérage sur tout le territoire et des opérations de pré-comptage sur les sites-dortoir connus auxquels les Milans royaux sont le plus souvent fidèles, sont organisées. En cette saison, les oiseaux se rassemblent à la tombée de la nuit en lisière de boisements. Ces sites rassemblent plusieurs dizaines d’individus venus passer l’hiver sur le piémont, nous offrant ainsi un spectacle crépusculaire exceptionnel, du mois de novembre à la fin Janvier.

Espèce strictement européenne, classée vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en France, où vit la seconde population mondiale, le Milan royal fait l’objet d’un Plan National d’Actions coordonné par la LPO et mis en œuvre par un réseau de structures environnementales, sans lesquelles son application serait impossible. Les Pyrénées qui constituent l’un des derniers bastions pour cette population, jouent un rôle déterminant pour sa conservation,… une conservation mise au défi d’un paradoxe puisque, simultanément à la protection légale des rapaces, l’État autorise par arrêté préfectoral, l’empoisonnement de leurs proies, engendrant chez les espèces nécrophages de véritables hécatombes !

Espèce facilement identifiable, avec ses couleurs vives, teintées de roux, sa queue fourchue et sa silhouette effilée aux allures désinvoltes, vous pouvez, vous aussi, participer à la préparation de ce comptage européen et contribuer à une meilleure connaissance de la répartition de l’espèce ! Si vous observez des rassemblements crépusculaires ou matinaux de plusieurs dizaines d’individus à l’orée de boisements, contactez votre association locale (liste ci-dessous) et/ou la coordination Milan royal Pyrénées : aurelie.deseynes@lpo.fr.

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Dortoirs de Milans royaux. Ph. M. Sabatier.

Liste des structures / associations locales…
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Parc national des Pyrénées. Réintroduction du Bouquetin ibérique.

14 Bouquetins ibériques pour un lâcher réussi.

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A la découverte de son nouveau territoire. Ph. Y. Bielle.

Début novembre 2016, aux alentours de 22h, quatorze bouquetins ibériques originaires du Parc national de Guadarrama (Espagne), ont rejoint les hauteurs de la commune de Gavarnie-Gèdre dans les Hautes-Pyrénées. Un merveilleux ciel étoilé a permis à la quarantaine de personnes ayant bravé le froid, d’assister à l’arrivée de dix femelles et de quatre mâles. Un moment toujours émouvant et fort en symbolique d’autant qu’il s’agissait du lâcher présentant le plus d’animaux jusqu’alors réalisé.

Ainsi Pyrène, Cléo, Chipie, Soeix, Yoni, Sylène, Chloris (déesse des fleurs grecque), Merkha (Belle en améridien), Dora et Missa pour les femelles, Jazzy, Titou, Pelton et Monmon pour les mâles ont été lâchés au col de Ripeyre. Le lâcher a été réalisé avec le soutien logistique des agents du Parc national, des chasseurs barégeois, de la commission syndicale de la vallée de Barèges, de la commune de Gavarnie-Gèdre, et de la commune de Viscos qui ont mis à disposition les 4×4 pour monter les bouquetins au Col de Ripeyre. Certains nouveaux arrivants ont dès le lendemain retrouvé les deux femelles, Fraise et Mendi, et leur cabri, qui évoluent à proximité immédiate. La population de bouquetins ibériques au Parc national des Pyrénées dénombre désormais environ 85 individus.

EDF, partenaire financier du programme de réintroduction du Bouquetin ibérique… Lire la suite

Montagne. N’PY, 7 domaines skiables, 4 espaces nordiques et 3 sites touristiques d’exception.

N’PY, La Communauté des « Nouvelles Pyrénées » !

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Les responsables des stations de ski et de N’PY au grand complet. Photo Le P’tit Pyrénéen.

Il y a 12 ans, alors que l’intelligence collective et l’économie collaborative n’étaient que de vagues concepts, des directeurs de stations soutenus par leurs élus visionnaires ont innové en regroupant des entreprises concurrentes à la base afin de peser davantage sur un marché du ski mature. Ils ont ainsi créé le seul réseau des Pyrénées qui réunit à la fois les territoires, les domaines skiables, les stations, les acteurs du tourisme (prestataires d’activités, hébergeurs…), les habitants et les consommateurs. Une communauté qui est en osmose avec le langage et les valeurs montantes de notre société de plus en plus attachée au progrès, sans renier ses racines territoriales.

N’PY « Nouvelles Pyrénées » est aujourd’hui une marque qui regroupe sept stations de sports d’hiver : Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet (Barèges/La Mongie), Luz-Ardiden, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin. A ces 7 domaines skiables s’ajoutent 4 espaces nordiques : Piau-Sobrarbe, Payolle, Le Pont d’Espagne à Cauterets et La Pierre Saint Martin-Le Braca. 1er acteur des Pyrénées françaises, N’PY représente plus de la moitié du marché du ski pyrénéen qui compte 38 stations de sports d’hiver. Chaque saison, les stations du groupe comptabilisent plus de 2 millions de journées ski. Elles totalisent 400 kilomètres de pistes et emploient 1 100 personnes au plus fort de la saison.

N’PY, c’est aussi été comme hiver 3 sites touristiques d’exception : le Pic du Midi, Cauterets Pont d’Espagne et le Train de la Rhune.

20,7 M€ investis cette saison… Lire la suite