EDF. Inspection décennale d’un barrage de haute montagne.

Cap-de-Long sous toutes les coutures.

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Le Lac de Cap de Long.

Logé à plus de 2 000 mètres d’altitude dans les Hautes-Pyrénées, le barrage de Cap-de-Long est le 2ème plus grand réservoir des Pyrénées. Programmé en avril 2017, l’Examen Technique Complet (ETC) du barrage va permettre de procéder à l’inspection décennale réglementaire des parties immergées.

Dans le cadre des exigences réglementaires et en lien avec les services de l’État (DREAL), l’inspection décennale du barrage aura lieu en avril 2017. Pour la rendre possible, la retenue de 67 millions de m3 d’eau doit être abaissée pour permettre le contrôle des parties habituellement immergées, ainsi que des travaux de maintenance sur l’ouvrage. À ce jour, elle a déjà perdu plus de 95 % de son volume. Préparée depuis 2 ans, en concertation avec les services de l’État et les acteurs du territoire pour préserver le milieu aquatique, cette opération d’envergure va garantir la sûreté de l’ouvrage sur le long terme.

Des chantiers en parallèle…

Cet abaissement permet à EDF d’entamer dès février, un lourd programme de maintenance des installations. Le barrage de Cap-de-Long étant l’ouvrage clé de la centrale de Pragnères, EDF profitera de son arrêt pour rénover 2 groupes de production sur 3. En mai 2017, Cap-de-Long se remplira par son bassin-versant et grâce aux pompages de l’eau de la vallée des Gaves. Il alimentera ensuite la centrale de Pragnères, installation à fort enjeu de production hydroélectrique pour les Pyrénées.

Le drone, un service innovant…

Pour la première fois dans les Pyrénées, le contrôle visuel détaillé du parement d’un barrage s’effectuera par le balayage automatique d’un drone programmé. Grâce aux capteurs embarqués, une modélisation 3D de l’ouvrage sera réalisée pour obtenir un diagnostic plus performant. L’utilisation du drone dans ces zones difficiles d’accès permet de réduire et de sécuriser l’intervention.

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Faune des Pyrénées. Protection du Gypaète barbu…

Quand pastoralisme et espèces protégées se côtoient !

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Derniers préparatifs pour l’héliportage en Vallée d’Aspe.

La nouvelle saison de nidification chez le Gypaète barbu est l’occasion de saluer le bel exemple de travail collaboratif intervenu en juin 2016 entre l’IPHB, en Vallée d’Aspe (64) et le Parc national des Pyrénées.

Alors qu’un couple de casseurs d’os élevait son jeune dans la zone de l’Embarère, l’Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) devait procéder durant plusieurs jours et avant la montée en estive, à des opérations d’héliportage pour l’approvisionnement des cabanes pastorales. Espèce très sensible au dérangement, la quiétude est indispensable au Gypaète barbu notamment en période de reproduction.

Informé de ces survols prochains par l’IPHB, Jérôme Démoulin, garde-moniteur du Parc national des Pyrénées, référent « Gypaète barbu » en vallée d’Aspe, et Jérôme Lafitte, chargé de mission faune du Parc national, ont défini, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l’IPHB, un plan de vol conçu pour éviter le dérangement des oiseaux. Pensé pour impacter le moins possible les conditions et le temps de vol des hélicoptères et par là même, le coût de l’opération, il a été entériné par la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement de Nouvelle-Aquitaine (DREAL) en charge du plan national d’actions en vue de la préservation du Gypaète barbu.

Conscients de la responsabilité patrimoniale collective envers cette espèce protégée, Didier Hervé, directeur de l’IPHB, et Jean Brosset, pilote d’Hélibéarn, se sont appropriés ces données pour une mise en œuvre modèle. C’est ainsi que les cabanes des Escurets, de Lapassa et Laiterine (commune d’Accous) ont été approvisionnées par héliportage. Partenaire du suivi du gypaète barbu, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a veillé à la quiétude des rapaces lors de ces opérations.

Grâce à ce partenariat exemplaire, le jeune et ses parents n’ont pas subi de perturbation à tel point que le couple s’est installé, cette année encore, au même nid pour un nouveau cycle de reproduction. Le jeune « nettoyeur des estives » a, quant à lui, pu prendre son envol aux alentours du 15 août 2016.

Observé à plusieurs reprises durant l’automne, il évolue désormais tout naturellement indépendamment de ses parents. Cette reproduction a été la seule menée à son terme dans le département des Pyrénées-Atlantiques en 2016.

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Gypaète barbu en vol. Ph. M. Kakzmar.

Culture. Marie Colombie expose aux Thermes de Luchon.

Le P’tit Pyrénéen est allé à la rencontre de Marie Colombie, artiste hors du commun, qui expose ses œuvres aux Thermes de Luchon (31) jusqu’au 31 mars 2017…

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Marie Colombie présentant le kiosque de Luchon. Ph. Pierre Champion.

Le P’tit Pyrénéen : « Vos tableaux sont tous exposés aux Thermes de Luchon ? « 

Marie Colombie :  » 17 de mes tableaux sont exposés effectivement dans le hall des Thermes de Luchon, mais aussi 10 à Montréjeau au restaurant l’Orangerie du Mont Royal qui va bientôt ouvrir. Certains sont au Grand Hôtel de Superbagnères et à la Boutique éphémère d’Eleonor West à l’occasion du Festival des Créations Télévisuelles de Luchon. « 

LPP :  » Comment avez-vous débuté ? « 

Marie : « Cela fait 4 ans que j’expose mes tableaux à Luchon. J’avais commencé avec une affiche de Luchon qui a beaucoup plu et depuis c’est un conte de fées entre cette ville et moi. Chaque année, je fais un tableau à partir d’une affiche du Festival de Luchon, et aussi de celle de la Fête des Fleurs. »

LPP : « Comment procédez-vous pour réaliser vos tableaux ? « 

Marie : « Je reçois une affiche par internet que j’envoie à mon imprimeur. Ce dernier la sort en 3 exemplaires sur papier spécial. Je colle la première, je découpe les autres. Aux endroits où je veux mettre du relief, je mets du silicone, je travaille le papier et le silicone. Ensuite je nettoie le tableau et après quelques heures, je mets du vernis céramique à froid dessus. Cela représente environ une quarantaine d’heures de travail. Je procède de la même façon avec mes photos. Mais là c’est tout autre chose car je suis vraiment dans la création. Ce travail ne donne pas vraiment sur internet. Il faut que les gens viennent pour réaliser la profondeur et les reliefs que je donne à tous ces tableaux. Notamment le kiosque de Luchon réalisé à chaque saison, sauf le printemps où j’ai créé un tableau avec le Brandon, inscrit au Patrimoine immatériel. Mais ce kiosque… C’est ma muse ! J’aime aussi associer un poème à une de mes créations, c’est le cas avec l’oiseau (NDLR… voir dans le diaporama). « 

LPP : « Vous avez une anecdote à nous raconter qui s’est déroulée ce matin lors du Festival de Luchon… »

Marie : « Oui… Ce matin des malvoyants sont venus aux Thermes suite à une rencontre avec eux la veille, lors d’une projection d’un film qui leur était réservé… Ils font parti de l’association Pourquoi pas Moi. A la fin de la projection, je les ai rencontré et ils m’ont dit que ce qui leur manquait, c’était du relief, du 3D. Alors je leur ai dit de venir à l’exposition. Ils ont passé plus d’une heure devant mes tableaux à les toucher. J’ai pu leur transmettre ma passion. Ils ont réussi à deviner les fleurs, animaux ou paysages grâce au toucher et à mes explications. Cela a été un moment de bonheur intense ! Et pour la petite histoire, quand j’ai commencé à créer mes tableaux, on m’avait dit que c’était de l’art trop populaire… Et maintenant je peux dire que je remercie ceux qui m’avaient dit cela car j’en avais fait mon atout. Je veux et je revendique que ce soit de l’art populaire qui s’adresse à tout le monde et pas qu’à l’élite. C’est de l’art qui parle avec le cœur et ce matin, avec les malvoyants, j’ai vécu un partage intense. J’espère sincèrement qu’il y aura une suite à ces nouvelles rencontres ! « 

Le P’tit Pyrénéen

Photos : Pierre Champion

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Faune. Comptage des Milans royaux.

Le réseau Milan royal Pyrénées procède ce week-end du 07 et 08 janvier 2017 à la 11ème édition du comptage simultané européen des hivernants.

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Milan royal en vol. Ph. P. Harlé.

Ce comptage simultané des dortoirs de Milans royaux aura lieu dans plusieurs pays européens. Allemagne, France, Espagne, Suisse Suède, Angleterre, Pologne…, sont autant de pays qui ont la chance d’héberger ce magnifique rapace, présent essentiellement en Europe. Les ornithologues bénévoles ou professionnels sont mobilisés encore cet hiver sur le terrain pour le dénombrer, afin de mieux appréhender la distribution et les tendances de cette population fragile.

Les Pyrénées sont le premier site d’accueil de l’espèce en France en hiver avec l’an dernier 5300 oiseaux recensés sur 120 dortoirs. Le réseau Milan royal des Pyrénées, regroupant près de 200 observateurs, ont préparé cette opération. Des sessions de prospection, de repérage sur tout le territoire et des opérations de pré-comptage sur les sites-dortoir connus auxquels les Milans royaux sont le plus souvent fidèles, sont organisées. En cette saison, les oiseaux se rassemblent à la tombée de la nuit en lisière de boisements. Ces sites rassemblent plusieurs dizaines d’individus venus passer l’hiver sur le piémont, nous offrant ainsi un spectacle crépusculaire exceptionnel, du mois de novembre à la fin Janvier.

Espèce strictement européenne, classée vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en France, où vit la seconde population mondiale, le Milan royal fait l’objet d’un Plan National d’Actions coordonné par la LPO et mis en œuvre par un réseau de structures environnementales, sans lesquelles son application serait impossible. Les Pyrénées qui constituent l’un des derniers bastions pour cette population, jouent un rôle déterminant pour sa conservation,… une conservation mise au défi d’un paradoxe puisque, simultanément à la protection légale des rapaces, l’État autorise par arrêté préfectoral, l’empoisonnement de leurs proies, engendrant chez les espèces nécrophages de véritables hécatombes !

Espèce facilement identifiable, avec ses couleurs vives, teintées de roux, sa queue fourchue et sa silhouette effilée aux allures désinvoltes, vous pouvez, vous aussi, participer à la préparation de ce comptage européen et contribuer à une meilleure connaissance de la répartition de l’espèce ! Si vous observez des rassemblements crépusculaires ou matinaux de plusieurs dizaines d’individus à l’orée de boisements, contactez votre association locale (liste ci-dessous) et/ou la coordination Milan royal Pyrénées : aurelie.deseynes@lpo.fr.

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Dortoirs de Milans royaux. Ph. M. Sabatier.

Liste des structures / associations locales…
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Parc national des Pyrénées. Réintroduction du Bouquetin ibérique.

14 Bouquetins ibériques pour un lâcher réussi.

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A la découverte de son nouveau territoire. Ph. Y. Bielle.

Début novembre 2016, aux alentours de 22h, quatorze bouquetins ibériques originaires du Parc national de Guadarrama (Espagne), ont rejoint les hauteurs de la commune de Gavarnie-Gèdre dans les Hautes-Pyrénées. Un merveilleux ciel étoilé a permis à la quarantaine de personnes ayant bravé le froid, d’assister à l’arrivée de dix femelles et de quatre mâles. Un moment toujours émouvant et fort en symbolique d’autant qu’il s’agissait du lâcher présentant le plus d’animaux jusqu’alors réalisé.

Ainsi Pyrène, Cléo, Chipie, Soeix, Yoni, Sylène, Chloris (déesse des fleurs grecque), Merkha (Belle en améridien), Dora et Missa pour les femelles, Jazzy, Titou, Pelton et Monmon pour les mâles ont été lâchés au col de Ripeyre. Le lâcher a été réalisé avec le soutien logistique des agents du Parc national, des chasseurs barégeois, de la commission syndicale de la vallée de Barèges, de la commune de Gavarnie-Gèdre, et de la commune de Viscos qui ont mis à disposition les 4×4 pour monter les bouquetins au Col de Ripeyre. Certains nouveaux arrivants ont dès le lendemain retrouvé les deux femelles, Fraise et Mendi, et leur cabri, qui évoluent à proximité immédiate. La population de bouquetins ibériques au Parc national des Pyrénées dénombre désormais environ 85 individus.

EDF, partenaire financier du programme de réintroduction du Bouquetin ibérique… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Restauration d’un refuge.

Le refuge du Larry se refait une beauté !

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Le refuge du Larry. Ph. C. Bapt.

Surplombant à 1 724 mètres d’altitude la vallée d’Aspe, le refuge du Larry (commune d’Urdos) accueille sans réservation, été comme hiver, les randonneurs en transit de la vallée d’Aspe vers la vallée d’Ossau.

Refuge non gardé situé à 100 mètres de la zone cœur du Parc national, il propose gratuitement sept couchages et le confort d’une petite cuisine équipée. En période estivale, deux emplacements pour des tentes ont été aménagés sur l’enceinte même. Datant de 1968 et géré par le Parc national des Pyrénées, le refuge du Larry bénéficient régulièrement de remise en état tel que le changement de clôture et de gazinière l’an passé par les gardes-moniteurs du Parc national.

Mais au fil du temps, les conditions climatiques extrêmes avaient dégradé le bardage réalisé en bois Western Red Cédar. Dans le cadre d’actions de préservation du patrimoine, les Amis du parc national des Pyrénées en collaboration avec les équipes du Parc national, ont entrepris la restauration de ce revêtement ainsi que du faîtage, des volets et de la porte. Plusieurs réunions de calage ont permis de planifier l’intendance, l’acquisition du matériel ainsi que la programmation de la phase d’héliportage de celui-ci. Forts de leur expérience, Didier Allard, Daniel Barras, Gérard Casteran, Lionel Favier, Michel Rousseau et Jean-Paul Zanibellato, membres des Amis du Parc national, ont mené à bien cette mission du 2 au 6 octobre 2016. Après la découpe des bardeaux réalisée durant l’été 2016, l’ensemble du bardage a été déposé et remplacé par des bardeaux en pin Douglas, espèce présentant des caractéristiques d’imputrescibilité dans le temps et le faîtage du toit devenu moins étanche, a été restauré. Par deux fois, des membres des Amis du Parc national sont venus ravitailler le personnel présent sur le site et apporter une bonne dose de soutien. Les agents du Parc national des vallées d’Ossau et d’Aspe ont contribué au bon déroulement des travaux… Lire la suite

Hautes-Pyrénées. Astronomie.

Le Pic du Midi ouvre le Planétarium le plus haut d’Europe !

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La salle du Planétarium.

C’est au Pic du Midi, à 2 877 mètres d’altitude, que vient d’ouvrir le planétarium le plus haut d’Europe. Installé dans la plus que centenaire Coupole Baillaud, ce nouveau planétarium vient renforcer l’offre touristique du Pic du Midi, véritable lieu de mémoire, de culture et de sport. Ce planétarium représente la partie émergée d’une révolution qui s’annonce !

Le Pic du Midi crée un planétarium immersif au sein de la Coupole Baillaud. L’écran hémisphérique de 8 mètres de diamètre prend toute sa place dans le dôme. Au sol, ce sont 45 places assises avec fauteuils inclinables qui permettent de s’immerger totalement dans le spectacle. Les réservations de séance se font dès l’arrivée sur site.

D’une durée de 35 minutes, le 1er film proposé présente le rêve devenu réalité de l’écrivain et reporter scientifique Serge Brunier. Le navigateur des étoiles retrace l’aventure incroyable de ce voyageur infatigable qui, pour réaliser une photo de l’intégralité de notre galaxie, a fait le tour des observatoires du monde en passant bien entendu par le Pic du Midi… une photo qui se compose de plusieurs centaines de clichés ! C’est donc à un véritable voyage à travers l’univers que nous invite le Pic du Midi, un voyage instructif pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.

D’ici l’été prochain, un film retraçant l’épopée du Pic du Midi sera proposé dans ce nouveau planétarium. Il est en cours de production par l’entreprise toulousaine Master Film. En attendant, un teaser de quelques minutes sera projeté dès décembre, histoire de donner envie de revenir !

Le nouveau planétarium du Pic du Midi représente un investissement de 360 000 €. La maitrise d’œuvre a été assurée par le Bureau d’Études Implicite qui a notamment travaillé sur la rénovation de l’Aiguille du Midi. La construction et la mise en place de l’écran de projection, de sonorisation et d’éclairage a été confiée à la société spécialisée RSA Cosmos (Loire). Les entreprises hautes-pyrénéennes Lorenzi, Mécamont et Pyrénées Menuiseries sont également intervenues.

Une Coupole pour vivre pleinement l’astronomie… Lire la suite