Lourdes – Vallée des Gaves (65). Environnement.

Le Pays de Lourdes s’engage dans le nettoyage du Gave !

Énormément de déchets ont enlaidi les abords du Gave de Pau.

Énormément de déchets ont enlaidi les abords du Gave de Pau.

Lors des crues successives d’octobre 2012 et juin 2013, de nombreux déchets de l’ancienne décharge intercommunale de Beaucens se sont dispersés le long des berges du Gave de Pau, polluant ainsi le paysage de nos vallées.

Pour remédier à cela, les communes de Geu et St-Pé-de-Bigorre ont recruté dès octobre 2013, deux personnes en CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) pour travailler sur leur territoire communal à l’enlèvement de ces déchets. En parallèle, les élus du Syndicat Intercommunal Rural du Pays de Lourdes (SIRPaL) ont engagé une réflexion plus globale afin de mettre en place une équipe chargée de la collecte de ces déchets sur l’ensemble des berges de Geu à St-Pé-de-Bigorre.
Le SIRPaL ainsi que les communes de Geu, Ger, Aspin-en-Lavedan, Lugagnan, Viger et St-Pé-de-Bigorre en concertation avec le syndicat mixte du Pays de Lourdes et des Vallées des Gaves (PLVG), ont recruté une équipe composée au total de 8 personnes en CAE pour nettoyer les abords accessibles du Gave et les Saillets. Cette équipe, encadrée par le technicien rivière du SIRPaL, a commencé à travailler le 1er avril dernier et sera présente le long des berges du Gave durant 6 mois.

Les secteurs les plus visibles seront traités en priorité.

L’équipe en place alternera ainsi les différents secteurs de Geu à St Pé-de-Bigorre. Pour compléter ce travail d’enlèvement des déchets, le SIRPaL va faire appel à un prestataire extérieur afin d’organiser un nettoyage en raft, depuis le lit du Gave. Il traitera les zones inaccessibles depuis les berges par l’équipe des personnes en contrats aidés. Le nettoyage en raft des berges inaccessibles du Gave devrait commencer ce printemps, dès que le niveau d’eau sera suffisamment satisfaisant pour une bonne exécution de la mission.
Un travail fastidieux et difficile, mais qui créé de l’emploi, et qui est nécessaire afin de retrouver un Gave de Pau accueillant !

EDF. Crue du Gave de Pau.

Une gestion maîtrisée des barrages grâce à la mobilisation des hydrauliciens EDF.

Le barrage des Gloriettes pendant la crue.

Le barrage des Gloriettes pendant la crue.

En juin 2013, la hausse des températures et des précipitations abondantes ont fait fondre le manteau neigeux exceptionnel et généré une cure historique dans les Pyrénées…

Cette crue a été plus que centennale sur la Garonne amont (dès la frontière franco-espagnole) et très forte dans le Gave de Pau? Ces crues ont eu pour conséquences des dégâts majeurs sur les biens. Les aménagements hydroélectriques d’EDF ont été également touchés.
Les équipes d’EDF avaient anticipé ce risque plusieurs mois à l’avance et ont pu gérer ces crues sans que ses installations n’aient d’impact. Immédiatement après les crues, les équipes étaient à pied d’œuvre pour effectuer les travaux urgents dans la rivière, en lien avec l’Administration, et pour assurer la surveillance et la sûreté des centrales et barrages situés sur ce territoire. Tous les ouvrages ont joué leur rôle en matière de sûreté. A rappeler qu’un barrage ne peut en aucun cas accentuer les conséquences de la crue naturelle.

Stocker de l’eau pour produire de l’électricité…

Lors d’un point presse, Laurent Isabel, directeur du GEH Adour et Gaves, s’est expliqué :  » La fonction des barrages est de stocker de l’eau pour produire de l’électricité. En aucun cas ils ne peuvent aggraver une crue naturelle : le débit d’eau maximum sortant du barrage n’est jamais supérieur à celui qui y entre. Même si nos barrages n’ont pas vocation à écrêter les crues, ils peuvent, si leur niveau de remplissage le permet, stocker partiellement le volume de la crue et lisser les débits relâchés à l’aval « .
Il faut savoir que les barrages EDF ont été dimensionnés (résistance mécanique et capacité à transiter les débits) dès leur conception pour résister aux crues. Des évacuateurs de crues, situés en sommet ou en fond de barrages, permettent le passage de débits extrêmes sans mettre en cause la tenue de ces ouvrages.
Dans le Pays des Gaves, le barrage des Gloriettes, principal aménagement concerné par cette crue, a fait l’objet d’importants travaux en 2009 et 2010 avec la construction d’un nouvel évacuateur de crues en « touches de piano » qui a permis de doubler sa capacité totale d’évacuation portée dorénavant à 150 m3/s.
En conclusion, Laurent Isabel a souligné que  » les consignes d’exploitation en crue des barrages EDF sont définies en accord avec les pouvoirs publics (DREAL et préfectures) et sont intégrées aux plans de formations des hydrauliciens « .

Gèdre (65)

Crue du Gave de Pau : aucun impact sur les barrages exploités par EDF.

 Photo webcam du déversoir du barrage des Gloriettes le 19 juin.


Photo webcam du déversoir du barrage des Gloriettes le 19 juin.

Suite à la crue exceptionnelle du Gave de Pau, EDF a lancé la procédure de contrôle prévue en pareille circonstance et confirme que ses barrages n’ont subi aucun impact.

Depuis le début de la crue, les équipes EDF sont mobilisées 24h/24 pour assurer la surveillance et la sûreté des centrales et barrages sur ce territoire. L’ensemble des contrôles et mesures ont permis de s’assurer du bon comportement des ouvrages et de confirmer que la crue n’a eu aucun impact sur les barrages exploités par EDF.
Le directeur du GEH Adour et Gaves, Christian Caussidéry, explique:  » Il est important de savoir que le risque de crue est prévu dès l’origine, à la conception même de l’ouvrage. Des aménagements complémentaires sont prévus tout au long de la vie des ouvrages pour s’adapter à l’évolution de la réglementation et des conditions climatiques « .
Sur le barrage des Gloriettes, EDF a ainsi construit un nouveau dispositif d’évacuation de crues extrêmes pour faire face aux nouvelles situations. Lors de la dernière crue, ce nouveau dispositif a parfaitement fonctionné.
Mis en service en 1952, le barrage des Gloriettes est le réservoir principal de la centrale hydroélectrique EDF de Gèdre. Il disposait à l’origine d’un évacuateur de crue capable d’évacuer 70 m3/s, débit jugé aujourd’hui insuffisant suite aux dernières études de réévaluation du risque de crue extrême.
Pour répondre à cette nouvelle contrainte et garantir la sûreté des personnes et des biens, EDF, en concertation avec les Services de l’Etat, a construit un nouvel évacuateur de crue situé au niveau du mur de fermeture en rive droite. Ce dispositif vient compléter l’évacuateur existant, portant ainsi la capacité totale d’évacuation à 150 m3/s.