Montagne Pyrénées. Protection de la faune pyrénéenne.

EDF et la LPO partenaires pour la préservation du Vautour percnoptère.

Vautour percnoptère. Ph. B. Berthémy.

Vautour percnoptère. Ph. B. Berthémy.

Une convention de partenariat entre EDF et LPO a été signée afin d’assurer la préservation du Vautour percnoptère.

Après une étude fine des travaux à venir sur les installations hydroélectriques EDF et une analyse des enjeux « rapaces » sur cette même zone, des mesures d’atténuation ont été définies d’un commun accord :
– les moyens héliportés nécessaires aux chantiers hydrauliques seront utilisés en dehors de la période de sensibilité (1er mars – 15 septembre).
– les échanges d’informations entre les signataires sur l’état de la reproduction des oiseaux nicheurs et sur les projets de travaux de maintenance d’EDF seront optimisés.

73 couples recensés sur les Pyrénées

En 2014, 73 couples de Vautour percnoptère ont été recensés sur le versant nord des Pyrénées, dont 12 dans les Hautes-Pyrénées. En 2011, une convention-cadre avait été signée par l’État, EDF et la LPO Pyrénées vivantes à l’échelle du massif des Pyrénées. Elle posait les bases pour une cohabitation harmonieuse entre les activités hydroélectriques et la présence des rapaces bénéficiaires de plans nationaux d’actions que sont le Gypaète barbu et le Vautour percnoptère. Depuis cette date, et en application des principes généraux de la convention-cadre, des conventions filles ont été signées en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées.
Récemment, une concertation locale a été menée entre le Groupement d’usines hydroélectriques EDF de Campan (65), l’État, la LPO Pyrénées Vivantes et Nature Midi-Pyrénées afin de prendre en compte la présence de deux couples de Vautour percnoptère.
Il faut espérer que ce travail en commun puisse être récompensé par le succès de la prochaine reproduction et l’envol de jeunes vautours percnoptère l’été prochain.

Montagne Pyrénées. Faune.

Réseau Casseur d’os : 20 ans d’actions en faveur du Gypaète barbu !

Le Gypaète barbu ou Casseur d'os. Ph. M. Kakzmar

Le Gypaète barbu ou Casseur d’os. Ph. M. Kakzmar

Le Gypaète barbu ou Casseur d’os, ainsi que le réseau de bénévoles et de professionnels qui œuvre à sa sauvegarde depuis 20 ans sont à l’honneur les 14 et 15 juin prochains à Aulon dans les Hautes- Pyrénées (65) : Un meeting international organisé par la LPO avec la coopération de la Réserve Naturelle Régionale d’Aulon leur sera consacré !

Près de 100 personnes investies à travers l’Europe pour la préservation de cet emblématique grand rapace, le plus menacé de notre continent, fêteront 20 ans d’actions et de résultats… Le Gypaète barbu bénéficie aujourd’hui d’un plan national d’actions validé par le ministère de l’écologie. 39 couples sont recensés actuellement sur le versant français des Pyrénées. Il y a 30 ans, il ne restait qu’une dizaine de couples de ce magnifique vautour dans les Pyrénées occidentales françaises et une quarantaine sur le versant espagnol.
Le Gypaète barbu a alors bien failli s’éteindre totalement des Pyrénées : il n’a survécu que grâce aux oiseaux nichant sur le versant espagnol et aux actions d’un réseau naturaliste informel animé par Jean-François Terrasse, président-fondateur du Fonds d’Intervention pour les Rapaces (FIR), l’actuelle Mission Rapaces de la LPO. Sur ces bases, le réseau Casseur d’os nait en 1994. Initié par le FIR, il est animé aujourd’hui par la LPO Pyrénées Vivantes, et compte plus de 350 observateurs bénévoles et professionnels rassemblés dans différentes structures : associations naturalistes (Nature Midi-Pyrénées, Nature Comminges, Cerca Nature, Association des Naturalistes de l’Ariège, Saiak, LPO Aquitaine, LPO Aude), établissement publics et espaces protégés (Parc national des Pyrénées, Office National des Forêts, Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, Fédération des Réserves Naturelles Catalanes, Réserves Naturelles Régionales d’Aulon, du Pibeste et de Nyer), Association ou fédération d’usagers (Association des Pâtres de Haute-Montagne, Fédérations Départementales des Chasseurs de la Haute-Garonne et de l’Ariège).

Suivi du Gypaète barbu

Tous animés par la même motivation, sur les 6 départements du massif, ils assurent un suivi exhaustif de la population et réalise des études scientifiques nécessaires à la mise en place de mesures de conservation adaptées : Suivi de reproduction, expertise pour mettre en œuvre des conventions de gestion avec les usagers, surveillance des nids les plus vulnérables, soutien alimentaire hivernal qui a favorisé la recolonisation du massif en 20 ans…
Le meeting des 14 et 15 juin à Aulon permettra à l’ensemble des participants de témoigner des actions menées depuis 20 ans dans les Pyrénées françaises mais aussi dans les Pyrénées espagnoles et andorranes, dans les Alpes, les Grands causses et ailleurs en Europe. La préservation du Gypaète barbu dans les Pyrénées n’a été possible que par la mobilisation du plus grand nombre … Le nouvel ouvrage « Ensemble, Gypaète barbu » sera présenté et distribué en avant-première pendant ce séminaire.

Plus d’informations sur http://www.pourdespyreneesvivantes.fr

Faune. Pyrénées-Atlantiques (64).

Scandaleux… Un Gypaète barbu adulte tiré dans les Pyrénées-Atlantiques !

Le Gypaète barbu a une envergure de 2m80. Ph. B. B.

Le Gypaète barbu a une envergure de 2m80. Ph. B. B.

Dimanche 24 novembre 2013, un Gypaète barbu est trouvé dans un fossé par des cheminots le long de la voie ferrée entre Bayonne et Saint-Jean Pied de Port.

Ces derniers alertent le centre de soins Hegalaldia, centre départemental de la sauvegarde de la faune sauvage du 64, qui récupère rapidement l’oiseau en hypothermie et très affaibli : 3,6 kilos au lieu de 5 kg. Les radiographies montrent que 6 plombs de chasse sont disséminés dans l’ensemble du corps : ailes, queue et haut du corps !
Mardi 26 novembre, cet oiseau est mort malgré les soins prodigués. Agé de 14 ans, cet oiseau adulte nommé Benigno a été marqué en Aragon en 2000 et se reproduisait depuis plusieurs années en Navarre.

Incompréhensible !

Comment est-il encore aujourd’hui possible de tirer sur un Gypaète barbu ? Avec ses 2,80 m d’envergure, sa silhouette élancée et la coloration orangée du plumage de sa tête et de son corps, il est pourtant impossible de le confondre avec une autre espèce… Estimé à une quarantaine de mètres de sa cible, le tireur a délibérément voulu tuer le plus grand rapace nécrophage des Pyrénées.
Par ce geste, les Pyrénées-Atlantiques détiennent malheureusement le triste record de Gypaète barbu tirés sur le massif des Pyrénées et la Navarre vient de perdre un des 8 couples de son territoire.
Face à ce délit passible de 15 000 € d’amende et un an de prison, la LPO, Hegalaldia et Saiak portent plainte contre X pour destruction d’espèce protégée. Cet acte scandaleux renforce encore la détermination des centaines de bénévoles et des 70 structures partenaires qui s’investissent au jour le jour pour la préservation de cette espèce à travers les Pyrénées via le Plan national d’actions du Ministère de l’écologie dont l’animation a été confiée, pour l’ensemble du massif, à la LPO Pyrénées Vivantes.

Val d’Azun (65)

Col du Soulor. Des estives et des ailes…

 La table d'orientation au Col du Soulor.

La table d’orientation au Col du Soulor.

Situé à 1474 mètres d’altitude, le col du Soulor, site pastoral et haut lieu du cyclisme sur la route des cols, est aussi un important site ornithologique en raison de la présence de grands rapaces, de passereaux et de nombreuses migrations.

Le sentier des rapaces

Le sentier des rapaces

Les sentiers des rapaces et des passereaux, aigle royal, vautour fauve, vautour percnoptère, gypaète barbu, milan royal… autant d’espèces qui, vues d’en bas, se ressemblaient toutes jusqu’à ce que le sentier des rapaces, composé de grandes silhouettes d’oiseaux en vol grandeur nature, vienne expliquer leurs différences. Leurs techniques de vol ou leur alimentation varient aussi. Vous apprendrez ainsi que le gypaète, appelé aussi casseur d’os, laisse tomber les os sur des pierriers pour pouvoir manger la moelle. Autant d’explications qui sont livrées autour de ces cinq grandes silhouettes, mais aussi de deux tables de lecture du paysage situées au col et 500 mètres en contrebas sur le parking de la Tachouère.

Second défi !

Le sentier des oiseaux.

Le sentier des oiseaux.

Des plus grands aux plus petits, voilà quel était le second défi sur ce site. Car si les plus grands rapaces fascinent par leur taille et leur élégance, les plus petits, très nombreux à cet endroit, enchantent… par leur chant. Le sentier des passereaux situé dans la forêt des sapins en contrebas du col (durée environ 1 heure) invite à découvrir quelques passereaux à travers leur chant, leurs couleurs, leur activité. Ici, un conte pour expliquer comment le roitelet est devenu le roi des oiseaux, là, une borne explicative sur les surnoms parfois donnés à certains : tête de linotte, jambes de pouillot, gras comme une grive… un moment ludique à faire en famille, proposé à la communauté de communes du Val d’Azun par la LPO (Ligue de protection des oiseaux) qui a imaginé ces deux sentiers et en a assuré la conception. un partenariat aussi lancé afin de préserver le site dans le respect des pratiques existantes (ski, randonnées, chasse, pastoralisme) et le classer comme « site ornithologique d’observation LPO / Bird life ».

Infos à la Maison du Val d’Azun, Arrens-Marsous, tél, 05 62 97 49 49 et http://www.valdazun.com.