Montagne. Expos au Parc national des Pyrénées.

La nature s’expose au Parc national des Pyrénées !

Une des photos de l'exposition sur l'eau. Ph. Ph. Llanes.

Une des photos de l’exposition sur l’eau. Ph. Ph. Llanes.

D’un regard décalé, d’une vision passionnée et passionnelle des montagnes pyrénéennes, le photographe Philippe Llanes nous offre une version onirique du monde qui nous entoure à travers deux expositions présentes en ce début d’année dans les Maisons du Parc national.

L’Eau tout d’abord : « Là-haut dans les Pyrénées, l’eau, libre et sauvage, est à la fois architecte, metteur en scène et acteur principal du théâtre de la nature ». L’exposition Paroles d’images, L’Esprit de l’eau vous propose une balade féérique, tout en poésie, à la découverte d’univers qui ne peuvent être façonnés que par ce noble élément.
A découvrir jusqu’au 31 janvier 2016, à la maison du Parc national de Gavarnie (65), du lundi au vendredi, de 9h à 12h puis 13h30/17h30. En mars à la Maison du Parc national d’Arrens-Marsous (65), en avril à la Maison du Parc national de Cauterets (65) et en septembre 2016 à la Maison du Parc national de Laruns (64). Et à retrouver dans le livre éponyme.

Une des photos de l'exposition sur l'arbre. Ph. Ph. Llanes.

Une des photos de l’exposition sur l’arbre. Ph. Ph. Llanes.

L’Arbre : « L’arbre participe entre le visible et l’invisible, le spirituel et le matériel, ses racines pénètrent les entrailles de la terre tandis que sa ramure et sa cime se balancent dans les hauteurs cosmiques. Comment ne pas percevoir cette énergie formidable, cette vibration qui circule de l’ombre vers la lumière. Sa puissance et sa fragilité sont la nôtre, il est notre double végétal. »
L’exposition Arbres Peuple Racine est une invitation aux voyages, dans des univers empreints de poésie et d’élégance, de pureté et de légendes.
A découvrir jusqu’au 31 janvier 2016, à la Maison du Parc national et de la Vallée de Luz Saint-Sauveur (65), du lundi au vendredi de 9h à 12h et 14h à 19h, et le samedi de 16h à 19h. En février à la Maison du Parc national de Cauterets (65), en avril à Gavarnie (65) et en septembre 2016 à la Maison du Parc national d’Arrens-Marsous (65).

Plus d’infos sur http://www.philippellanes-auteurphotographe.com.

Parc national des Pyrénées. Service civique.

Un engagement citoyen au sein du Parc national des Pyrénées !

Clémence, Paul, Marine, Alexandre, Morgane et Bastien.

Clémence, Paul, Marine, Alexandre, Morgane et Bastien.

Clémence, Marine, Morgane, Alexandre, Bastien et Paul : ils ont entre 21 et 24 ans et sont titulaires d’une licence ou d’un BTS Gestion et protection de la nature. Ils ont débuté le 1er novembre dernier, leur service civique au sein du Parc national des Pyrénées.

Jusqu’en juin 2016, chaque d’entre eux sera présent dans l’une des vallées du territoire afin de participer à la valorisation de l’espace naturel exceptionnel qu’est le Parc national des Pyrénées. Ils seront ainsi amenés à renseigner les visiteurs sur les conditions pratiques du Parc national (règlementation, activités, patrimoine culturel, intérêts naturalistes, hébergement en montagne…). Ils participeront également aux opérations d’éducation à l’environnement auprès du grand public et des scolaires.

Leurs présentations…

Clémence Bodin.Clémence Bodin est sur le secteur d’Aure (65) :  » Ma candidature au Parc national a été motivée par mon désir de retourner dans la branche environnementale. Désireuse de découvrir le milieu montagnard, je souhaite améliorer mes connaissances naturalistes et avoir l’opportunité d’échanger avec les professionnels. « 

Marine Bordes.Marine Bordes est sur le secteur du Val d’Azun (65) :  » Intégrer le Parc national par le biais du service civique me permet de travailler dans les Pyrénées. J’avais, par le passé, réalisé un stage au Parc national, une expérience enrichissante que je peux donc poursuivre aujourd’hui. Je vais pouvoir acquérir de l’expérience et de nouvelles connaissances. « 

Morgane Rauwel.Morgane Rauwel est sur le secteur d’Ossau (64) :  » Je souhaitais avoir un nouveau point de vue sur l’environnement à travers le volontariat du service civique tout en restant dans la nature et l’animation. »

Alexandre Lapeyre.Alexandre Lapeyre est sur le secteur de Luz-Gavarnie (65) :  » Le service civique au Parc national me permet d’acquérir une expérience professionnelle ainsi que de définir mon projet d’avenir afin, notamment, de passer le brevet d’État d’accompagnateur de moyenne montagne. « 

Bastien Mascarello.Bastien Mascarello est sur le secteur d’Aspe (64):  » Je cherchais une première expérience dans le domaine de l’environnement que j’adore. Mon parcours scolaire m’a conforté dans le souhait de travailler dans ce type de structure. Suite à l’obtention de mon BTS et n’ayant pas intégré une licence, j’ai privilégié le service civique afin d’enrichir mon expérience. »

Paul Bonsigne Eulacia.Paul Bonsigne Eulacia est sur le secteur de Cauterets (65) :  » J’ai candidaté au Parc national au travers du service civique car je souhaitais avoir l’opportunité d’évoluer et de protéger le milieu dans lequel j’ai grandi et que j’affectionne. Il s’agit là également d’une opportunité pour acquérir une expérience professionnelle dans mon domaine d’étude. « 

Montagne Pyrénées. Faune pyrénéenne.

La chauve-souris, notre alliée !

Un Petit Rhinolophe en vol. Ph. Th. Friedrich.

Un Petit Rhinolophe en vol. Ph. Th. Friedrich.

Alimentant l’imagination et parfois les craintes, les chauves-souris sont avant tout des animaux à découvrir et à protéger.

Les actions du Parc national des Pyrénées en faveur des chiroptères…

Les agents du Parc national des Pyrénées mènent des missions de connaissance et de préservation de ces espèces à haute patrimonialité, en préservant leurs habitats et en suivant l’évolution de leurs populations. Pour ce faire ils assurent notamment :
– le suivi des gîtes à chiroptères : Gîtes de reproduction, d’hibernation, d’estivage et de transit, les gardes-moniteurs procèdent à divers comptages au cours de l’année afin de suivre l’évolution des populations.
– la prospection de gîtes potentiellement favorables : découvrir de nouveaux gîtes afin de mieux appréhender la répartition spatiale et temporelle des espèces présentes sur le territoire du parc.
– de l’information et de la sensibilisation du grand public : conférences, rencontres sur le terrain.
Afin de faciliter la cohabitation des hommes et des chauves-souris, les agents du Parc national apportent des conseils et accompagnent également les particuliers pour concilier la préservation des gîtes des chauves-souris et la protection de leur grange, maison. Les chauves souris élisent parfois domicile dans les habitations humaines et causent parfois quelques légers désagréments. Pourtant des solutions simples existent pour cohabiter comme par exemple la pose de bâches plastiques sous les colonies, celles-ci permettant de préserver vos planchers. Très riche en azote, celui-ci pourra être récolté et servir d’engrais naturel dans les jardins.
Le site « SOS chauves-souris » est également une manne d’informations pratiques :
http://www.sfepm.org/SOSChiropteres.htm

Le Parc national des Pyrénées, un espace de diversité d’espèces… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Faune.

Chiva ainsi prénommée…

Chiva, petite femelle Bouquetin, est née dans le Parc national des Pyrénées. Ph. J-P Crampe.

Chiva, petite femelle Bouquetin, est née dans le Parc national des Pyrénées. Ph. J-P Crampe.

Le 15 mai 2015, Isis, femelle de sept ans au tempérament affirmée et mascotte de la réintroduction du Bouquetin ibérique dans le Parc national des Pyrénées, donnait naissance à un cabri. L’observation a permis de déterminer qu’il s’agit… d’une femelle.

Chiva (petite chèvre en espagnol), ainsi est-elle prénommée, montre des signes évidents de bonne santé. Son développement corporel est excellent et à la vue des photos, un expert espagnol note déjà
que son pelage est beaucoup plus épais que chez les cabris des sierras dont sa mère est originaire. Il est vrai que Chiva supporta une importante chute de neige le lendemain même de sa naissance.
Autre signe évident de santé, Chiva montre une exubérante vitalité comportementale qui s’exprime par des comportements joueurs incessants avec les femelles accompagnant Isis. Mimiques agressives et simulacres de coups de tête s’adressent à des femelles bien embêtées pour leur répondre. Bien que très réceptives, elles ne montrent aucune violence à l’égard du cabri turbulent qui ne cesse de les provoquer. Il faut chercher l’explication de ce comportement curieux de Chiva dans l’absence de compagnons de jeux de son âge. Ces jeux sont en effet habituels chez les cabris dans les groupes de femelles qui les élèvent et où ils sont parfois nombreux. Les très jeunes individus apprennent ainsi à se connaître, forgent les liens de cohésion sociale nécessaire au groupe et plus largement de la population.
Conçue dans les Pyrénées, Chiva illustre l’accomplissement d’un cycle reproductif complet : rut, accouplement, naissance, élevage. Cette unique naissance sur le Parc national des Pyrénées découle du petit nombre de femelles réintroduites en 2014 dans la période couvrant la durée nécessaire au cycle de reproduction (seulement quatre en âge de reproduction). Le stress provoqué par le dépaysement a également dû peser sur ce résultat. Quant aux 22 femelles lâchées en 2015, les aléas de capture ont fait qu’il était trop tard en saison pour espérer d’elles de nouvelles naissances. Le printemps 2016 sera certainement plus favorable.
Au 31 août 2015, quarante-huit Bouquetins ibériques composent la population sur le Parc national des Pyrénées dont vingt-huit femelles.

Montagne Pyrénées. Faune.

Vautours fauves à la curée, scène de la vie ordinaire des estives…

Les Vautours fauves à la curée.

Les Vautours fauves à la curée.

Fin juin aux alentours du Col des Veaux au Pays Basque (64), une randonneuse effectuant le GR10 dit avoir vécu, le 3ème jour de sa traversée des Pyrénées, une « expérience angoissante » : une quarantaine de vautours fauves affairés à manger une carcasse de cheval sur le sentier l’auraient encerclée et menacée. Cette affirmation a été relayée récemment par la presse régionale et nationale.

Qu’en est-il réellement ?

Le vautour fauve avec ses 2,50 d’envergure, 1 mètre de haut et ses 8 à 11 kilos est un oiseau au gabarit impressionnant pour qui n’en a jamais vu de près. C’est aussi un oiseau grégaire. Nichant en colonies sur les falaises, il est fréquent de voir plusieurs individus évoluant en même temps dans le ciel. Quant l’un d’entre eux découvre grâce à sa vue performante un animal mort dans les estives, et que le lieu de la découverte semble tranquille, c’est la curée : des dizaines de vautours arrivent des quatre coins du ciel, se posent et entament, par les orifices, les viscères et autres parties molles de la bête.
Des cris, des postures d’intimidation voire des bagarres entre individus, des têtes et cous de vautours qui s’enfoncent dans la carcasse, l’odeur de putréfaction de la charogne… Pour qui n’a jamais vu cette scène, cela peut paraître impressionnant. Si les vautours sont dérangés par quelques randonneurs qui passent par là, alors ils s’envolent pour aller se poser à proximité ou patienter en vol le temps que les intrus s’éloignent du lieu de leur repas. Dès l’instant où les intrus sont suffisamment loin, les vautours reviennent rapidement consommer la carcasse et terminer leur travail d’équarrissage naturel. Aucun risque pour les intrus, le seul objectif des vautours, c’est la carcasse !
Cette scène est finalement une scène ordinaire, naturelle et quotidienne de la vie des estives pyrénéennes depuis des millénaires ! Les vautours assurent la basse besogne de faire disparaître efficacement les bêtes mortes en montagne laissées par les éleveurs, soit plusieurs milliers de tonnes par an.

Une relation à bénéfice réciproque !

Ils évitent la contamination des sources et limitent la propagation des virus et bactéries contenues dans des charognes en putréfaction. Si les randonneurs sont amenés à observer à distance une curée de vautours et qu’ils sont impressionnés par la scène, ils le seront bien plus par l’incroyable efficacité du travail de nettoyage et le service de salubrité publique que ces oiseaux nous rendent !

Montagne Pyrénées. Le Parc national en Vallée d’Ossau (64).

Col du Pourtalet : la Porte d’entrée du Parc national des Pyrénées inaugurée.

La Porte d'entrée du Parc national des Pyrénées. Ph. C. Bapt.

La Porte d’entrée du Parc national des Pyrénées. Ph. C. Bapt.

Suite à la suppression des contrôles systématiques aux frontières (accords de Schengen – 1985), les bâtiments de l’ancienne douane du col du Pourtalet sont devenus propriétés du Parc national des Pyrénées, par transfert du ministère des finances au ministère en charge de l’écologie, de la maîtrise de l’énergie et du développement durable.

Le Parc national des Pyrénées a décidé de valoriser ce bâti situé à l’entrée du cœur de son territoire en vallée d’Ossau (territoire de la commune de Laruns dans les Pyrénées-Atlantiques). Situé à la frontière franco-espagnole et en bordure de la route départementale 934, le col du Pourtalet est l’endroit du Parc national où transitent le plus de visiteurs, beaucoup venant d’Espagne.

Un projet concerté…

Des besoins spécifiques (information, sensibilisation,…) jusqu’alors mal assurés, nécessitaient de donner une nouvelle vocation à ce bien idéalement placé. Le cheminement de la réflexion s’est établi dans la concertation avec les différents acteurs du territoire, dans le cadre d’un comité de pilotage composé de représentants de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, de la sous-préfecture d’Oloron Sainte-Marie, du commissariat à l’aménagement des Pyrénées, du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, de la communauté de communes de la vallée d’Ossau et du comité départemental des Pyrénées-Atlantiques.
Très vite les premières réflexions ont orienté le réaménagement de ce bâtiment vers la valorisation de la culture pastorale de la vallée d’Ossau et l’utilisation ancestrale du cirque d’Anéou, haut lieu du pastoralisme.
En effet, les recherches archéologiques menées depuis des années, en partenariat avec le Parc national, par le laboratoire Framespa, sous la direction de Christine Rendu, ont révélé une utilisation du site par les bergers depuis au moins l’âge de Bronze. Des installations (aires de traite, couloirs, cabanes bien évidemment) ont été mis à jour.
Cet espace est toujours extrêmement vivant, occupé par des bergers transhumants. L’été, les troupeaux se partagent ces riches estives et le fromage y est fabriqué. Cette histoire se devait d’être mise à disposition du public.

Sensibiliser et informer… Lire la suite

Montagne Pyrénées. Préservation de la Faune.

Déjà deux bouquetins ibériques parrainés !

Isis et Jaime, les Bouquetins déjà lâchés dans les Pyrénées. Ph. PNP J-P. Crampe.

Isis et Jaime, les Bouquetins déjà lâchés dans les Pyrénées. Ph. PNP J-P. Crampe.

Il aura fallu moins d’une semaine pour que, grâce à la générosité des donateurs, deux femelles bouquetins puissent être parrainées pour être réintroduites dès septembre 2015, dans le Parc national des Pyrénées.

La mobilisation autour de la réintroduction du bouquetin ibérique est réelle et va au-delà du territoire du Parc national des Pyrénées. Ainsi les parrains viennent à 40% de la région Midi-Pyrénées, à 20% de la région Aquitaine et à 40% du reste du monde voire de New York… Des associations relayent le message tandis que des collectivités telles que la Commission syndicale de la vallée de Saint-Savin, s’engagent dans cette démarche.

Vous souhaitez participer à cette aventure humaine et scientifique et parrainer un bouquetin ibérique en réalisant un don ?

Rien de plus simple : utilisez la plateforme de don sécurisée du Parc national des Pyrénées sur son site internet http://www.parc-pyrenees.com
Votre don ouvre droit à une importante réduction fiscale : 66% en réduction de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Par exemple, un don de 100 € vous revient en réalité à 34 € et vous fait bénéficier d’une réduction d’impôt de 66 €. Vous recevrez un reçu fiscal à valoir sur l’année de référence.
En tant que parrain, vous serez invité personnellement au lâcher de votre filleul.