Culture. 32ème Festival de Gavarnie dans les Hautes-Pyrénées.

Dracula, Prince des Ombres, du 25 juillet au 06 août 2017.Jouer dans un lieu grandiose.

Le Cirque de Gavarnie, taillé pour un roman fantastique, devient la scène la plus haute d’Europe !

Quand on demande à des amateurs de littérature fantastique quel est le chef d’œuvre indiscuté des histoires de vampires…. Dracula de l’écrivain irlandais Bram Stoker est cité en premier. Après les grands mythes que sont Ulysse et Merlin, c’est à un genre peu abordé au théâtre que le metteur en scène Bruno Spiesser et la troupe du Théâtre Fébus ont décidé de s’attaquer : la littérature fantastique. Pour ce 32ème Festival de Gavarnie, le Cirque de Gavarnie inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO dans le bien Pyrénées-Mont Perdu, sera la scène à ciel ouvert de Dracula, Prince des ombres du 25 juillet au 6 août.

L’Histoire…

Le récit se déroule entre l’Angleterre et la Transylvanie au XIXème siècle. Par ses pouvoirs de métamorphose, Dracula provoque la crainte et le rejet mais suscite aussi le désir et l’amour. Loin des images d’épouvantes et d’horreur, Dracula de Bram Stocker nous fascine parce qu’il mène dans les recoins les plus profonds de l’âme humaine avec ses peurs et ses angoisses mais aussi ses joies et son héroïsme. Adapter Dracula à Gavarnie est un pari, une gageure à la dimension du site grandiose et majestueux qu’est le Cirque de Gavarnie. Afin de permettre à Dracula de renaitre et d’assouvir ses pulsions sanguinaires, le site se transformera au fur et à mesure de l’histoire. Dracula errera entre les recoins mystérieux et embrumés de Londres et son château des Carpates. Fiacres caracolant au clair de lune, ambiance tsigane, vampires grimpant sur les arêtes des rochers ou glissant sur les pentes herbeuses, navire dans la tempête… une nouvelle fois le spectacle sera partout où on ne l’attend pas.

Nul doute que Dracula, Prince des ombres remportera un franc succès auprès des nouvelles générations particulièrement férues de littérature fantastique. Cette année, les 11 comédiens nous inviteront à vivre un rêve flou. Frisson, folie, vertige, métamorphose, rien ne sera écarté pour faire revivre un moment étrange et unique aux petits comme aux grands lors du spectacle le plus haut d’Europe à 1 450 mètres d’altitude !

La réservation des places, un nouveau challenge…

Afin de répondre aux nouvelles directives, les responsables du Festival de Gavarnie ont fait le choix de mettre en place une billetterie datée pour chaque soirée. Finie l’éventualité d’acheter un billet non daté et de ne pas trouver de place assise à son arrivée. Désormais, les réservations se font directement sur le site festivaldegavarnie.festik.net. Chacun aura la garantie de trouver une place assise à son arrivée. Par ailleurs et pour la première fois dans l’histoire du Festival de Gavarnie, le paiement par carte bleue est désormais possible sur le site même.

Renseignements pratiques…

http://www.festival-gavarnie.com – 05 62 92 49 10

Sur réservation : festivaldegavarnie.festik.net (billet daté)

Adulte : 23€ / Etudiants, demandeurs d’emploi : 15€

Jeunes de 6 à 18 ans : 10€ / Enfants moins de 6 ans : gratuit

Points de vente Particuliers…

Billetterie à partir de 19h sur le site de la Courade (paiement par carte bleue possible). Par correspondance avant le 8 juillet à l’adresse du Festival – Chèque à l’ordre de Fébus Gavarnie. Par Internet : festivaldegavarnie.festik.net

Offices de Tourisme de Gavarnie, Gèdre, Pierrefitte-Nestalas, Luz-Saint-Sauveur, Lourdes, ArgelèsGazost, Cauterets, Tarbes, Pau

Restauration…

Buvette et petite restauration tous les soirs de 19h à 21h. Possibilité d’apporter son pique-nique

Le Cirque de Gavarnie se situe dans les Hautes-Pyrénées à 1h15 de Tarbes et 50 minutes de Lourdes. Il faut compter ½ heure de marche pour accéder sur le lieu de spectacle. Le retour se fait à la lueur des flambeaux. Site plein air. Prévoir des vêtements chauds.

affiche

Publicités

Ski. Une plateforme de réservation unique dans les Pyrénées.

Avec N’PY, que c’est bon de skier dans les Pyrénées !

Plaisir de skier dans les stations N'PY.

Plaisir de skier dans les stations N’PY.

« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite », Henri Ford a parfaitement résumé N’PY et le rapprochement de 7 domaines skiables (Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet, Luz-Ardiden, Cauterets, Gourette et La Pierre-Saint-Martin), 3 grands sites (Pic du Midi, Cauterets-Pont d’Espagne et le Train de la Rhune) et 4 espaces nordiques (Piau Sobrarbe, Payolle, Cauterets-Pont d’Espagne et la Forêt du Braca).

Que ce soit pour les skieurs débutants, les skieurs confirmés ou les non skieurs, les domaines pyrénéens regroupés sous la marque N’PY, poursuivent leur développement. Cette année, ce sont plus de 8,5 M€ qui sont investis afin de rendre accessible le ski au plus grand nombre, dont plus de 300 000€ sur le développement de la plateforme de réservation n-py.com. Avec 2 millions de journées skieurs vendues l’année dernière et un CA de 50,8 M€, les stations N’PY représentent à elles-seules 55% du massif pyrénéen.

N-PY.COM poursuit sa révolution.

Le site n-py.com qui permet de réserver et payer en quelques clics l’ensemble de son séjour ski (de l’achat des forfaits en passant par la réservation de l’hébergement, des cours de ski, du matériel ou bien encore des activités), a été entièrement repensé. Désormais, plus de 550 prestataires sont regroupés sur une même place de marché encore plus intuitive et simple à manipuler avec les disponibilités de tous les prestataires en temps réel. Pour le skieur, c’est la garantie d’un service 100% local, 100% sécurisé, 100% sur-mesure, sans intermédiaire et au meilleur prix garanti !
Et pour ceux qui ne s’y retrouvent pas ou qui souhaitent des conseils, le centre d’appel N’PY avec ses conseillers pyrénéens est désormais ouvert même le dimanche (tchat, mail et téléphone de 8h à 17h).

Nouveau : le forfait semaine à la carte ! Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Réchauffement climatique.

Le Parc national des Pyrénées, Acteur de la lutte contre le réchauffement climatique !

Le Glacier d'Ossoue en 2015 avec ses limites en 2005 Ph. P. René.

Le Glacier d’Ossoue en 2015 avec ses limites en 2005. Ph. P. René.

L’Observatoire pyrénéen des effets du changement climatique a identifié des signaux déjà visibles du changement climatique : Réchauffement de +1,1°C depuis 1900 dans le massif Pyrénées ; Remontée en altitude des espèces végétales de trois mètres par an entre 1971 et 1993 et de 5,6 mètres par an entre 1971 et 2006 pour certaines espèces d’insectes ; Diminution de dix à quinze jours d’enneigement entre 1971 et 2008 pour la moyenne montagne ; Diminution de 85% de la surface des glaciers pyrénéens depuis 1850.

Soucieux des impacts du réchauffement climatique attendus sur les patrimoines naturels et paysagers, le Parc national des Pyrénées se positionne comme un acteur de la lutte contre l’évolution du climat. Son intervention se situent tant au niveau de suivis d’indicateurs du réchauffement du climat pour en comprendre ses effets, qu’au niveau d’actions concrètes mises en œuvre ou accompagnées techniquement et/ou financièrement. Sans une prise de conscience et un changement réel de nos habitudes de vie, les principaux effets attendus vont concerner :
– Les milieux aquatiques et la ressource en eau : diminution des débits, augmentation des crues, développement d’algues et de pathogènes,
– La réduction voire la disparition des milieux froids et des zones humides (glaciers, grotte glacée, tourbières) et des espèces associées.
– Une extension des milieux chauds et secs ainsi que des espèces qui y vivent. Les cortèges d’espèces vont donc beaucoup évoluer et les espèces animales et végétales vont se déplacer pour rechercher les conditions de vie dont elles ont besoin. Certaines y parviendront, d’autres pas.
– La remontée de la limite forestière.
– L’allongement de la période de végétation (les troupeaux monteront en estives plus tôt et redescendront plus tard).
– Le développement des risques d’allergènes et de maladies émergentes.

Des suivis pour comprendre les effets du réchauffement climatique… Lire la suite

Montagne Pyrénées. Protection de la Nature.

Rencontres inter parcs. A préoccupations communes… échanges d’expériences…

Les délégations sur le terrain dans la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ph. A. Mestres.

Les délégations sur le terrain dans la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ph. A. Mestres.

Investis de préoccupations communes, le Parc national des Pyrénées, le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises ainsi que le Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes abordent ensemble tout au long de l’année des thématiques de travail et des projets prenant tout leur sens à une échelle plus large que leur territoire, dans une logique de massif. Chaque année depuis six ans, des rencontres entre les trois parcs sont organisées afin de faire le point sur cette collaboration.

Samedi 19 septembre 2015, en présence d’André Berdou, président du Parc national des Pyrénées, André Rouch, président du Parc naturel des Pyrénées Ariégeoises, Georges Armengol et Michel Garcia, vice-présidents du Parc naturel des Pyrénées Catalanes, les instances gouvernantes et les techniciens des trois parcs se sont retrouvés à Saint-Lary Soulan (65) pour cette nouvelle édition des rencontres interparcs. Ils ont été accueillis par Jean-Henri Mir, maire de Saint-Lary et Maryse Beyrié, conseillère départementale Aure-Louron.
La matinée a permis les échanges d’expériences et de savoir-faire ainsi que la définition des perspectives de travail pour l’an prochain, autour des dossiers emblématiques que sont la réintroduction du Bouquetin ibérique, sujet au cœur de l’actualité du Parc national et du Parc naturel des Pyrénées Ariégeoises, le projet de valorisation des marques des parcs pyrénéens, le Parc naturel des Pyrénées Catalanes étant le parc français ayant le plus de produits marqués, les travaux du réseau Espaces protégés pyrénéens pour le montage de projets sur les problématiques de la biodiversité et du tourisme.

De la bonne gestion des flux touristiques…

Les parcs naturels régionaux étaient tout particulièrement intéressés par l’expérience de l’accueil et la gestion des flux touristiques réalisée par le Parc national, en lien avec les partenaires du territoire notamment les collectivités, sur les sites à haute valeur patrimoniale tels que le Pont d’Espagne, le Cirque de Troumouse et la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ainsi l’après-midi fut-elle consacrée à une visite de terrain de la réserve : gestion du parking, signalétique, canalisation des flux de touristes, aménagement du bâtiment d’accueil,…
L’an prochain, le Parc naturel des Pyrénées Catalanes accueillera les septièmes rencontres inter parcs.

Montagne Pyrénées. Faune pyrénéenne.

La chauve-souris, notre alliée !

Un Petit Rhinolophe en vol. Ph. Th. Friedrich.

Un Petit Rhinolophe en vol. Ph. Th. Friedrich.

Alimentant l’imagination et parfois les craintes, les chauves-souris sont avant tout des animaux à découvrir et à protéger.

Les actions du Parc national des Pyrénées en faveur des chiroptères…

Les agents du Parc national des Pyrénées mènent des missions de connaissance et de préservation de ces espèces à haute patrimonialité, en préservant leurs habitats et en suivant l’évolution de leurs populations. Pour ce faire ils assurent notamment :
– le suivi des gîtes à chiroptères : Gîtes de reproduction, d’hibernation, d’estivage et de transit, les gardes-moniteurs procèdent à divers comptages au cours de l’année afin de suivre l’évolution des populations.
– la prospection de gîtes potentiellement favorables : découvrir de nouveaux gîtes afin de mieux appréhender la répartition spatiale et temporelle des espèces présentes sur le territoire du parc.
– de l’information et de la sensibilisation du grand public : conférences, rencontres sur le terrain.
Afin de faciliter la cohabitation des hommes et des chauves-souris, les agents du Parc national apportent des conseils et accompagnent également les particuliers pour concilier la préservation des gîtes des chauves-souris et la protection de leur grange, maison. Les chauves souris élisent parfois domicile dans les habitations humaines et causent parfois quelques légers désagréments. Pourtant des solutions simples existent pour cohabiter comme par exemple la pose de bâches plastiques sous les colonies, celles-ci permettant de préserver vos planchers. Très riche en azote, celui-ci pourra être récolté et servir d’engrais naturel dans les jardins.
Le site « SOS chauves-souris » est également une manne d’informations pratiques :
http://www.sfepm.org/SOSChiropteres.htm

Le Parc national des Pyrénées, un espace de diversité d’espèces… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Faune.

Chiva ainsi prénommée…

Chiva, petite femelle Bouquetin, est née dans le Parc national des Pyrénées. Ph. J-P Crampe.

Chiva, petite femelle Bouquetin, est née dans le Parc national des Pyrénées. Ph. J-P Crampe.

Le 15 mai 2015, Isis, femelle de sept ans au tempérament affirmée et mascotte de la réintroduction du Bouquetin ibérique dans le Parc national des Pyrénées, donnait naissance à un cabri. L’observation a permis de déterminer qu’il s’agit… d’une femelle.

Chiva (petite chèvre en espagnol), ainsi est-elle prénommée, montre des signes évidents de bonne santé. Son développement corporel est excellent et à la vue des photos, un expert espagnol note déjà
que son pelage est beaucoup plus épais que chez les cabris des sierras dont sa mère est originaire. Il est vrai que Chiva supporta une importante chute de neige le lendemain même de sa naissance.
Autre signe évident de santé, Chiva montre une exubérante vitalité comportementale qui s’exprime par des comportements joueurs incessants avec les femelles accompagnant Isis. Mimiques agressives et simulacres de coups de tête s’adressent à des femelles bien embêtées pour leur répondre. Bien que très réceptives, elles ne montrent aucune violence à l’égard du cabri turbulent qui ne cesse de les provoquer. Il faut chercher l’explication de ce comportement curieux de Chiva dans l’absence de compagnons de jeux de son âge. Ces jeux sont en effet habituels chez les cabris dans les groupes de femelles qui les élèvent et où ils sont parfois nombreux. Les très jeunes individus apprennent ainsi à se connaître, forgent les liens de cohésion sociale nécessaire au groupe et plus largement de la population.
Conçue dans les Pyrénées, Chiva illustre l’accomplissement d’un cycle reproductif complet : rut, accouplement, naissance, élevage. Cette unique naissance sur le Parc national des Pyrénées découle du petit nombre de femelles réintroduites en 2014 dans la période couvrant la durée nécessaire au cycle de reproduction (seulement quatre en âge de reproduction). Le stress provoqué par le dépaysement a également dû peser sur ce résultat. Quant aux 22 femelles lâchées en 2015, les aléas de capture ont fait qu’il était trop tard en saison pour espérer d’elles de nouvelles naissances. Le printemps 2016 sera certainement plus favorable.
Au 31 août 2015, quarante-huit Bouquetins ibériques composent la population sur le Parc national des Pyrénées dont vingt-huit femelles.

Montagne Pyrénées. Faune.

Vautours fauves à la curée, scène de la vie ordinaire des estives…

Les Vautours fauves à la curée.

Les Vautours fauves à la curée.

Fin juin aux alentours du Col des Veaux au Pays Basque (64), une randonneuse effectuant le GR10 dit avoir vécu, le 3ème jour de sa traversée des Pyrénées, une « expérience angoissante » : une quarantaine de vautours fauves affairés à manger une carcasse de cheval sur le sentier l’auraient encerclée et menacée. Cette affirmation a été relayée récemment par la presse régionale et nationale.

Qu’en est-il réellement ?

Le vautour fauve avec ses 2,50 d’envergure, 1 mètre de haut et ses 8 à 11 kilos est un oiseau au gabarit impressionnant pour qui n’en a jamais vu de près. C’est aussi un oiseau grégaire. Nichant en colonies sur les falaises, il est fréquent de voir plusieurs individus évoluant en même temps dans le ciel. Quant l’un d’entre eux découvre grâce à sa vue performante un animal mort dans les estives, et que le lieu de la découverte semble tranquille, c’est la curée : des dizaines de vautours arrivent des quatre coins du ciel, se posent et entament, par les orifices, les viscères et autres parties molles de la bête.
Des cris, des postures d’intimidation voire des bagarres entre individus, des têtes et cous de vautours qui s’enfoncent dans la carcasse, l’odeur de putréfaction de la charogne… Pour qui n’a jamais vu cette scène, cela peut paraître impressionnant. Si les vautours sont dérangés par quelques randonneurs qui passent par là, alors ils s’envolent pour aller se poser à proximité ou patienter en vol le temps que les intrus s’éloignent du lieu de leur repas. Dès l’instant où les intrus sont suffisamment loin, les vautours reviennent rapidement consommer la carcasse et terminer leur travail d’équarrissage naturel. Aucun risque pour les intrus, le seul objectif des vautours, c’est la carcasse !
Cette scène est finalement une scène ordinaire, naturelle et quotidienne de la vie des estives pyrénéennes depuis des millénaires ! Les vautours assurent la basse besogne de faire disparaître efficacement les bêtes mortes en montagne laissées par les éleveurs, soit plusieurs milliers de tonnes par an.

Une relation à bénéfice réciproque !

Ils évitent la contamination des sources et limitent la propagation des virus et bactéries contenues dans des charognes en putréfaction. Si les randonneurs sont amenés à observer à distance une curée de vautours et qu’ils sont impressionnés par la scène, ils le seront bien plus par l’incroyable efficacité du travail de nettoyage et le service de salubrité publique que ces oiseaux nous rendent !