Montagne Pyrénées. Protection de la Nature.

Rencontres inter parcs. A préoccupations communes… échanges d’expériences…

Les délégations sur le terrain dans la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ph. A. Mestres.

Les délégations sur le terrain dans la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ph. A. Mestres.

Investis de préoccupations communes, le Parc national des Pyrénées, le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises ainsi que le Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes abordent ensemble tout au long de l’année des thématiques de travail et des projets prenant tout leur sens à une échelle plus large que leur territoire, dans une logique de massif. Chaque année depuis six ans, des rencontres entre les trois parcs sont organisées afin de faire le point sur cette collaboration.

Samedi 19 septembre 2015, en présence d’André Berdou, président du Parc national des Pyrénées, André Rouch, président du Parc naturel des Pyrénées Ariégeoises, Georges Armengol et Michel Garcia, vice-présidents du Parc naturel des Pyrénées Catalanes, les instances gouvernantes et les techniciens des trois parcs se sont retrouvés à Saint-Lary Soulan (65) pour cette nouvelle édition des rencontres interparcs. Ils ont été accueillis par Jean-Henri Mir, maire de Saint-Lary et Maryse Beyrié, conseillère départementale Aure-Louron.
La matinée a permis les échanges d’expériences et de savoir-faire ainsi que la définition des perspectives de travail pour l’an prochain, autour des dossiers emblématiques que sont la réintroduction du Bouquetin ibérique, sujet au cœur de l’actualité du Parc national et du Parc naturel des Pyrénées Ariégeoises, le projet de valorisation des marques des parcs pyrénéens, le Parc naturel des Pyrénées Catalanes étant le parc français ayant le plus de produits marqués, les travaux du réseau Espaces protégés pyrénéens pour le montage de projets sur les problématiques de la biodiversité et du tourisme.

De la bonne gestion des flux touristiques…

Les parcs naturels régionaux étaient tout particulièrement intéressés par l’expérience de l’accueil et la gestion des flux touristiques réalisée par le Parc national, en lien avec les partenaires du territoire notamment les collectivités, sur les sites à haute valeur patrimoniale tels que le Pont d’Espagne, le Cirque de Troumouse et la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Ainsi l’après-midi fut-elle consacrée à une visite de terrain de la réserve : gestion du parking, signalétique, canalisation des flux de touristes, aménagement du bâtiment d’accueil,…
L’an prochain, le Parc naturel des Pyrénées Catalanes accueillera les septièmes rencontres inter parcs.

Montagne Pyrénées. Fête de la Montagne.

Les Pyrénées célèbrent la Fête de la Montagne les 27 et 28 juin 2015 !

Le Cirque de Gavarnie au cœur du Parc national des Pyrénées.

Le Cirque de Gavarnie au cœur du Parc national des Pyrénées.

À l’occasion de la 3ème édition de la Fête de la Montagne, événement d’envergure nationale, les acteurs de la montagne et du tourisme des Pyrénées se sont mobilisés pour proposer plus de 45 animations sportives, culturelles et gastronomiques à destination du grand public.

Un temps fort du calendrier estival

Sous l’impulsion de la Coordination Montagne, les acteurs de la montagne et du tourisme se mobilisent chaque année depuis 2013 afin de mettre en avant la richesse du patrimoine de nos massifs et l’étendue des activités que l’on peut y retrouver. En 2014, 260 manifestations étaient au programme et avaient rassemblé plus de 10 000 personnes, le temps d’un week-end. Pour cette 3e édition, 268 événements sont d’ores et déjà inscrits dont 48 dans les Pyrénées !
Entre animations sportives, culturelles et gastronomiques, chaque participant, qu’il vienne seul, en famille ou entre amis, pourra choisir l’événement correspondant le mieux à ses attentes. L’expérience montagne peut se prolonger en s’évadant une nuit dans les refuges de la chaîne pyrénéenne !

1431432922805-affiche_2015_OK_print-1Exemples d’activités au programme dans les Pyrénées…

Canyoning, rafting, parapente, tyrolienne, escalade, course d’orientation, équitation, grimpe d’arbres, marche nordique, parcours aventure, randonnées, jeux de découverte, démonstration secours en montagne, slackline, pêche, spéléologie, art local, découverte de la faune et la flore, dégustation de produits locaux, musique, soirée conviviale, nuit en refuge… et bien d’autres activités.

Retrouvez tous les événements inscrits sur http://www.fetedelamontagne.org

En quelques clics, effectuez votre recherche par zone géographique puis par thèmes ou mots clés pour retrouver les événements près de chez vous.

Les chiffres de la Montagne en France

-  23% du territoire national est constitué de zone montagne,
-  La montagne se place en 3e position des destinations touristiques,
-  73% des Français se déclarent « attirés » par la montagne,
-  9 milliards de chiffre d’affaires lié au tourisme en montagne,
-  62 500 salariés à temps plein ou équivalent dans le domaine du tourisme en zone de montagne (25% à 80% des emplois en fonction des zones).

Montagne Pyrénées. Faune pyrénéenne.

Dame Marmotte s’est réveillée !

Dame Marmotte a besoin de reprendre des forces.

Dame Marmotte a besoin de reprendre des forces.

Au printemps, la marmotte se réveille et les premiers randonneurs peuvent la contempler. Mais attention, respectez la, car elle a besoin de reprendre des forces !

La marmotte est un vrai hibernant. Pendant la période hivernale, sa température peut chuter de 38° à 8° (voir 4°), son poids passant de 5 à 2,5 kg. C’est pourquoi, à la fin de l’hiver, nos habitants des montagnes sont affaiblis et demandent le plus grand respect possible… Le temps pour eux, de reprendre des forces.

Petit historique sur cet animal si attachant

Connaissez-vous les origines de ce petit animal qui émet un sifflement si aigu, bien reconnaissable, prévenant ses congénères de votre présence, quand vous êtes en randonnée ?

La disparition des marmottes dans les Pyrénées est située, grosso modo, vers la fin du Würm (période glaciaire – 12 000 ans). Les premiers apports d’individus ont lieu le 15 mai 1948. Le docteur Couturier et messieurs Knobel et Sabatut, après avoir capturé six marmottes dans le massif du Queras, dans les Alpes, les relâchent dans le vallon du Barrada, en vallée de Luz. La même année monsieur Boyrie lâche quatre à cinq individus en vallée de Cauterets, près du pont d’Espagne. Quatre ans plus tard, d’autres marmottes furent relâchées dans le vallon du Barrada, et, en 1954, vingt-cinq individus étaient dénombrés dans la vallée de Luz.
D’autres lâchers, à l’initiative de personnes ou de fédérations départementales de chasseurs, notamment des Hautes-Pyrénées, eurent lieu ensuite, sur tout le massif pyrénéen. Les motivations furent nombreuses : le plaisir des yeux, donner un moyen d’alerte (par les longs sifflements de la marmotte) aux isards pour les prévenir de l’approche des chasseurs, et ainsi limiter l’impact de la chasse, et favoriser le retour de cette espèce…

Des Marmottes dans le Parc national des Pyrénées

En 1968, le Conseil scientifique du Parc national des Pyrénées reprend l’idée à son compte. Il préconise de favoriser le développement de l’espèce dans la zone du Parc, en multipliant les implantations, de façon à permettre à l’espèce d’occuper une place vacante dans la chaîne alimentaire, au bénéfice de l’aigle royal.
De 1969 à 1974, près d’une cinquantaine de marmottes sont ainsi relâchées dans la plupart des vallées du Parc. Il faut savoir que sur la zone cœur du Parc national des Pyrénées, il y a environ trois colonies de marmottes pour 100 hectares. Une colonie compte de dix à onze individus. Dans les meilleurs sites, on peut arriver à une marmotte par hectare.

Culture. Découverte du Patrimoine avec votre vélo.

Les 06 et 07 juin 2015, c’est la 19ème édition de la Fête du Vélo !

Sortir en famille pour la Fête du Vélo.

Sortir en famille pour la Fête du Vélo.

Évènement national réunissant plus de 500 000 passionnés de la petite reine depuis 1996, la Fête du Vélo revient près de chez vous pour une 19ème édition avec de nombreuses manifestations gratuites, familiales et festives organisées partout en France.

afficheEnvie d’une promenade en famille ou d’une sortie sportive ? La Fête du Vélo réunit plus de 1 000 animations, gratuites et accessibles à tous, organisées par 450 communes, villes et associations sur l’ensemble du territoire français. À l’initiative du Comité de Promotion du Vélo, et grâce à plus de 8 000 bénévoles mobilisés localement, la Fête du Vélo rassemble tous les amoureux du vélo autour de centaines d’initiatives, telles que des randonnées en famille, des circuits découvertes, des courses ou démonstrations sportives, mais aussi des brocantes, des balades nocturnes ou encore des expositions photos…
Cette année, la Fête du Vélo aura pour thèmes « La découverte en famille et patrimoine» et « Le vélo en ville ». Activité familiale, le vélo apporte bien des avantages, en seulement quelques coups de pédales. Il permet de partager un moment convivial en famille ou entre amis, de découvrir le patrimoine de nos Régions mais aussi de se déplacer quotidiennement tout en étant respectueux de l’environnement ! L’édition 2015 adopte un « dress code » en invitant tous les participants à venir habillés en bleu.

Toutes les manifestations sur : http://www.feteduvelo.fr

Pyrénées Sports. Championnats du Monde de para-snowboard à la Molina (Espagne).

Début des premiers Championnats du Monde de para-snowboard !

Cécile Hernandez -Cervellon, aux JO de Sotchi 2014. Crédit CPSF G. Picout

Cécile Hernandez -Cervellon, aux JO de Sotchi 2014. Crédit CPSF G. Picout

Du 23 au 28 février, la station espagnole de la Molina accueille les premiers Championnats du Monde IPC de para-snowboard. Parmi les 80 concurrents engagés, la surfeuse des Angles (66), Cécile Hernandez-Cervellon sera la seule représentante française. Actuellement en tête de la Coupe du Monde, elle a à cœur de prouver que sa médaille d’argent remportée l’année dernière aux Jeux Paralympiques de Sotchi n’était pas due au hasard.

Une discipline en pleine évolution

Depuis l’introduction réussie du Para-snowboard dans le programme IPC lors des Jeux Paralympiques de Sotchi deux grandes évolutions sont à noter :

1. La mise en place de deux catégories pour les coureurs atteints des membres inférieurs :
La classe SB-LL1 regroupe les athlètes ayant un handicap sur la totalité d’une jambe (par exemple une amputation au-dessus du genou) ou une déficience combinée significative des deux jambes (par exemple importante faiblesse musculaire ou spasticité dans les deux jambes).
La classe SB-LL2 concerne les athlètes ayant une déficience sur « une demi jambe » (par exemple une amputation sous le genou), ou deux jambes avec moins de limitation d’activité.

2. L’instauration de finales « un contre un » en boarder-cross et l’apparition d’une nouvelle discipline : le slalom parallèle.

Deux chances en or pour la France !

Cécile Hernandez-Cervellon, classée SB-LL1, voudra confirmer son excellent début de saison. Actuellement en tête de la coupe du Monde et de la coupe d’Europe, elle a remporté toutes les épreuves auxquelles elle a participé. Elle devra toutefois se méfier de l’Américaine Nicole Roundy, qui compte bien bousculer l’ordre établi.

Cécile Hernandez-Cervellon explique : « Depuis ma médaille d’argent à Sotchi, je n’ai qu’une seule idée en tête, devenir Championne du Monde. Depuis mon retour des Jeux Paralympiques, je me prépare pour cette compétition. J’ai beaucoup travaillé physiquement cet été pour mieux gérer les déséquilibres dus à mon handicap. Techniquement, j’appréhende de mieux en mieux les contraintes de la piste. Le fait d’être en confrontation direct avec mes adversaires rend les courses plus spectaculaires et encore plus captivantes. Je vais donner le meilleur de moi-même pour prouver que ma médaille de l’année dernière ne doit rien au hasard, mais surtout je veux que ma fille soit fière de moi ».

Le programme de Cécile :

Mardi 24 février : Snowboard cross
Vendredi 28 février : Slalom parallèle

Flore des Pyrénées. Parc national des Pyrénées.

Gestion d’une plante exotique dangereuse, la Berce du Caucase, aux portes du Parc national des Pyrénées à Cauterets (65).

Information auprès des socioprofessionnels sur la Berce Caucase à la Raillère.

Information auprès des socioprofessionnels sur la Berce Caucase à la Raillère.

Un chantier d’élimination d’une plante exotique dangereuse, la Berce du Caucase a eu lieu à la Raillère (1 055 m), au-dessus de la commune de Cauterets.

Cette ombellifère géante, jusqu’à 3 mètres de haut, était cultivée en 1929 dans les Kolkhozes staliniens comme plante fourragère. Elle contient une sève photosensibilisante qui produit des brûlures graves de la peau, après exposition au soleil. Dans les Pyrénées, on la retrouve également à Visker (65) et à Font Romeu (66).
Dès 2009, les gardes-moniteurs du Parc national ont commencé à arracher une centaine de pieds, avant qu’elle ne produise ses innombrables graines (10 000 graines/individu). Opération insuffisante pour éliminer la plante qui se reproduit de manière végétative par son système racinaire traçant. Aussi a-t’ il fallu déterrer 360 nouveaux pieds, emporter pour brûlage les ombelles en début de fructification et les racines. Ce chantier a été réalisé par le Parc national des Pyrénées en collaboration avec le Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées. Parallèlement, une opération de sensibilisation a été menée auprès des agents du Conseil général des Hautes-Pyrénées et de la commune de Cauterets.

Montagne Pyrénées. Faune.

Les Vautours victimes de mensonges et de désinformation !

Un Vautour fauve en vol. Ph. B. Berthémy.

Un Vautour fauve en vol. Ph. B. Berthémy.

Les vautours souffrent d’une mauvaise réputation : assimilés à tort à des prédateurs, ces nécrophages assurent pourtant un rôle écologique très important. En nettoyant les cadavres, ils évitent la transmission de pathogènes et jouent un rôle d’équarrisseurs naturels, gratuits pour les éleveurs. Ils sont, à ce titre, des alliés importants des éleveurs.

« Non, les vautours n’ont pas changé de comportement au point de devenir prédateurs. Ils ont certes pu et dû s’adapter aux évolutions des modes de conduites des élevages afin de saisir les opportunités de pitances mais leur morphologie et leur comportement ne leur permettent pas de tuer un animal en bonne santé ni en pleine possession de ses moyens comme le ferait tout simplement un prédateur » assure Olivier Duriez, ornithologue et enseignant-chercheur au Centre d’Écologie Fonctionnelle & Évolutive de Montpellier 2.
Sur près de 30.000 animaux domestiques qui meurent en estive dans les Pyrénées chaque année, la proportion des déclarations de dommage prétendument attribuée aux vautours n’excède pas 0,06% des pertes annuelles.

Déclaration de dommage Lire la suite