Montagne Pyrénées. Préservation de la Faune.

Un Milan royal abattu par un braconnier avec permis de chasser dans les Hautes-Pyrénées (65) !

Un Milan royal en vol est facilement reconnaissable. Ph. P. Harlé.

Un Milan royal en vol est facilement reconnaissable. Ph. P. Harlé.

Le 31 octobre 2014, un Milan royal a été la cible identifiée d’une personne en pleine activité de chasse, à Saint-Créac, dans les Hautes-Pyrénées. Les agents du service départemental des Hautes-Pyrénées de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), présents sur les lieux, ont pu identifier l’auteur de cet acte inadmissible, lui dresser un procès-verbal et récupérer l’oiseau blessé qui a immédiatement été confié à des vétérinaires.

Devant la gravité des blessures, le Milan royal a dû être euthanasié le 3 novembre. Cet acte de braconnage scandaleux et gratuit porte atteinte aux efforts déployés pour sauvegarder cette espèce protégée et menacée, présente seulement en Europe. Il s’agit d’un délit réprimé par la loi. La LPO et Nature Midi-Pyrénées portent plainte, se constituent partie civile et entendent bien, sur cette affaire mobiliser tous les moyens pour que l’auteur de cet acte volontaire soit sévèrement condamné. Le Milan royal est très facilement identifiable, toute confusion avec une espèce chassable est exclue.
La France abrite la seconde population mondiale et assume, à ce titre, une lourde responsabilité dans la conservation de ce rapace, présent uniquement en Europe. Pourtant, encore récemment, entre 2002 et 2008, la population nicheuse est passée de 3000-3900 couples à 2300-2900 couples (soit moins 20 %), alors même que l’espèce avait déjà connu une chute drastique de ses effectifs par le passé.
Encore commun il y a 30-40 ans dans l’Hexagone, ce rapace est aujourd’hui gravement menacé, fragilisé par la dégradation de son habitat, la disparition de ses proies, les empoisonnements et le tir illégal. Pour la seule année 2013, 40 cadavres de milans royaux ont été découverts sur le territoire national, sans qu’aucune recherche ciblée ne soit menée. La LPO et le réseau « Milan royal » ne cessent de dénoncer ces pratiques qui mettent à mal les efforts déployés au quotidien pour sauvegarder cette espèce patrimoniale.

Ce rapace disparaît progressivement de nos paysages… Lire la suite

Montagne Pyrénées. Faune.

Les Vautours victimes de mensonges et de désinformation !

Un Vautour fauve en vol. Ph. B. Berthémy.

Un Vautour fauve en vol. Ph. B. Berthémy.

Les vautours souffrent d’une mauvaise réputation : assimilés à tort à des prédateurs, ces nécrophages assurent pourtant un rôle écologique très important. En nettoyant les cadavres, ils évitent la transmission de pathogènes et jouent un rôle d’équarrisseurs naturels, gratuits pour les éleveurs. Ils sont, à ce titre, des alliés importants des éleveurs.

« Non, les vautours n’ont pas changé de comportement au point de devenir prédateurs. Ils ont certes pu et dû s’adapter aux évolutions des modes de conduites des élevages afin de saisir les opportunités de pitances mais leur morphologie et leur comportement ne leur permettent pas de tuer un animal en bonne santé ni en pleine possession de ses moyens comme le ferait tout simplement un prédateur » assure Olivier Duriez, ornithologue et enseignant-chercheur au Centre d’Écologie Fonctionnelle & Évolutive de Montpellier 2.
Sur près de 30.000 animaux domestiques qui meurent en estive dans les Pyrénées chaque année, la proportion des déclarations de dommage prétendument attribuée aux vautours n’excède pas 0,06% des pertes annuelles.

Déclaration de dommage Lire la suite

Montagne Pyrénées. Faune.

 » La Haute-Bigorre, terre de Milans royaux ! « 

Un Milan royal en vol. Ph. R. Riols.

Un Milan royal en vol. Ph. R. Riols.

La prochaine conférence, entrant dans le cadre des animations de l’exposition  » Becs et Ongles « , se tiendra à la salle des fêtes de Campan (65), le 26 avril à 21 heures, par Aurélie de Seynes de la LPO Pyrénées.

Pour ce magnifique rapace aux couleurs chatoyantes et au ballet aérien léger, les Pyrénées constituent un bastion important et notamment la Haute-Bigorre. Pour cette espèce menacée au niveau européen, les Pyrénées accueillent 70% de la population hivernante en France et une part importante des oiseaux nicheurs. A l’automne, les passages migratoires de cette espèce ravissent les randonneurs et les observateurs…
La population de Milan royal se concentre seulement dans 6 pays européens. La France abrite la 2ème population européenne et a, à ce titre, une lourde responsabilité de préservation. Malgré l’existence d’un premier plan national d’actions, en cours de renouvellement, ses effectifs chutent de manière vertigineuse. En France, entre 2002 et 2008, la population nicheuse a diminué de 20%, alors même que l’espèce avait déjà connu une chute drastique de ses effectifs par le passé. Les causes sont notamment le changement des pratiques agricoles, le tir illégal, et l’emploi de la bromadiolone (cependant, non autorisé dans les Hautes-Pyrénées) ou autres produits toxiques utilisés dans la lutte contre les campagnols terrestres, principale source de nourriture du Milan royal. Venez en apprendre un peu plus sur ce joyau pyrénéen !

Plus d’infos sur : http://www.becsetongles.fr

Faune des Pyrénées. Bagnères-de-Bigorre (65).

Becs et Ongles, une exposition et des animations à découvrir !

afficheSi vous cherchez une sortie familiale, didactique, surprenante pour les vacances de Noël… vous l’avez trouvée ! Nichée au cœur du vallon de Salut à Bagnères-de-Bigorre, cette exposition de près de 400 m2 permet aux petits et grands de découvrir l’univers des rapaces et des liens qui nous unissent à eux…

Un film en guise de préambule pour s’immerger dans l’univers des croyances, des symboles à travers le monde que les rapaces inspirent aux hommes. Puis, dans une colonne ascendante, à la manière de Léonard de Vinci le visiteur tente de comprendre le vol des rapaces. Os et plumes n’auront plus de secrets ! Il peut comparer son envergure à celle des plus grands rapaces et faire le, constat que le vol des rapaces est toujours source de rêve et d’inspiration pour les hommes.
Un peu plus loin, c’est dans l’univers médical des professeurs d’ophtalmologie et d’ORL que le visiteur compare les performances de sa vue et de son ouïe à celles des rapaces. Puis autour d’un nid géant, différents témoignages audiovisuels permettent au visiteur de prendre conscience de la fragilité de ces espèces au moment de la reproduction. Ensuite, c’est dans un restaurant directement sorti d’un film de Tim Burton que le visiteur prend place et découvre les services rendus par les rapaces aux hommes ainsi que leurs différents régimes alimentaires, mais aussi les dangers liés à l’alimentation. Enfin, un espace poétique permettra à chacun de revoir ou pas son rapport intime avec les rapaces…
Un animateur, passionné par les rapaces, est à la disposition des visiteurs pour rendre cette visite encore plus riche !

Pour les vacances de février… Lire la suite

Val d’Azun (65)

Col du Soulor. Des estives et des ailes…

 La table d'orientation au Col du Soulor.

La table d’orientation au Col du Soulor.

Situé à 1474 mètres d’altitude, le col du Soulor, site pastoral et haut lieu du cyclisme sur la route des cols, est aussi un important site ornithologique en raison de la présence de grands rapaces, de passereaux et de nombreuses migrations.

Le sentier des rapaces

Le sentier des rapaces

Les sentiers des rapaces et des passereaux, aigle royal, vautour fauve, vautour percnoptère, gypaète barbu, milan royal… autant d’espèces qui, vues d’en bas, se ressemblaient toutes jusqu’à ce que le sentier des rapaces, composé de grandes silhouettes d’oiseaux en vol grandeur nature, vienne expliquer leurs différences. Leurs techniques de vol ou leur alimentation varient aussi. Vous apprendrez ainsi que le gypaète, appelé aussi casseur d’os, laisse tomber les os sur des pierriers pour pouvoir manger la moelle. Autant d’explications qui sont livrées autour de ces cinq grandes silhouettes, mais aussi de deux tables de lecture du paysage situées au col et 500 mètres en contrebas sur le parking de la Tachouère.

Second défi !

Le sentier des oiseaux.

Le sentier des oiseaux.

Des plus grands aux plus petits, voilà quel était le second défi sur ce site. Car si les plus grands rapaces fascinent par leur taille et leur élégance, les plus petits, très nombreux à cet endroit, enchantent… par leur chant. Le sentier des passereaux situé dans la forêt des sapins en contrebas du col (durée environ 1 heure) invite à découvrir quelques passereaux à travers leur chant, leurs couleurs, leur activité. Ici, un conte pour expliquer comment le roitelet est devenu le roi des oiseaux, là, une borne explicative sur les surnoms parfois donnés à certains : tête de linotte, jambes de pouillot, gras comme une grive… un moment ludique à faire en famille, proposé à la communauté de communes du Val d’Azun par la LPO (Ligue de protection des oiseaux) qui a imaginé ces deux sentiers et en a assuré la conception. un partenariat aussi lancé afin de préserver le site dans le respect des pratiques existantes (ski, randonnées, chasse, pastoralisme) et le classer comme « site ornithologique d’observation LPO / Bird life ».

Infos à la Maison du Val d’Azun, Arrens-Marsous, tél, 05 62 97 49 49 et http://www.valdazun.com.