Parc national des Pyrénées. Faune.

Quiétude hivernale… Une affaire de survie !

Mâle Chant, Neige

Préserver la quiétude du Grand Tétras. Ph. C. Cuenin PNP.

Après une journée en montagne, l’hiver, quel plaisir de rentrer se réchauffer… La faune sauvage n’a pas cette chance. Pour survivre durant les mois d’hiver où le froid, la neige et la rareté de la nourriture se font oppressants, ils puisent dans les petites réserves de graisse accumulées durant les douces saisons.

Une randonnée en raquettes, ski de rando, peut, sans que nous le voulions, avoir de funestes conséquences : le bruit va déranger les animaux. Stressés, ils vont s’enfuir en puisant dans leurs réserves déjà justes suffisantes pour passer l’hiver. Quelques dérangements peuvent suffire à affaiblir les individus jusqu’à leur mort, augmenter leur vulnérabilité aux prédateurs ou au moins avoir des conséquences sur la reproduction printanière à venir.

Zones d’hivernage…

Afin de préserver la quiétude des galliformes notamment Grand tétras et Lagopèdes alpins, le Parc national a aménagé et signalé par des panneaux, trois zones de refuge afin d’apporter une quiétude sur ces zones d’hivernage :
– Au col du Somport, en vallée d’Aspe (64), à cheval sur la frontière franco-espagnole, la zone de quiétude s’étend sur les crêtes. Elle est constituée de deux zones de part et d’autre du col de Bessata sur une superficie de 20 hectares environ. L’habitat constitué d’une pineraie de pins à crochets leur est favorable.
– Au cirque de Gavarnie (65), deux zones de quiétude sont matérialisées aux abords des bois de Bourlic et de Bédérou.
– Dans la Réserve naturelle du Néouvielle (65), des panneaux d’information positionnés à Artigusse, aux lacs de l’Oule et d’Orédon, présentent des itinéraires à privilégier.
Par ailleurs, en vallée d’Aure (65), une formation sur le dérangement hivernal est dispensée par les gardes moniteurs aux professionnels de la montagne. Qu’ils soient guides, gardiens de refuge, accompagnateurs en montagne, instructeurs du Club Alpin Français, ils sauront reconnaître des endroits susceptibles d’accueillir les galliformes et comment les éviter. Ils pourront ainsi, à leur tour, sensibiliser leurs clients.

Pour plus d’infos…

Une plaquette sur le dérangement hivernal « A ski et raquettes, partez à la découverte du silence » est disponible dans les Maisons du Parc national des Pyrénées et en téléchargement sur http://www.parcpyrénées.com (www.parc-pyrenees.com/diffusion-des-donnees/cat_view/71-support-de-communicationdu-parc-national/83-fiches-dinformation.html ).
Découvrez sur le site internet du Parc national, le documentaire réalisé par le Parc national des Pyrénées qui revient en quelques minutes sur les recommandations et réflexes à prendre afin que randonner reste un plaisir pour tous… http://www.parc-pyrenees.com/clips/1307.html

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Parc national des Pyrénées. Flore des montagnes pyrénéennes.

Un prix pour sauver la Subulaire aquatique !

Subularia aquatica - Etang du Comte. Ph. CBNPMP J. Garcia.

Subularia aquatica – Etang du Comte. Ph. CBNPMP J. Garcia.

Le Parc national des Pyrénées est lauréat, pour la deuxième année consécutive, de l’appel à projet soutenu par EDF : « préservation de la biodiversité dans les réserves naturelles ».

Le Parc national des Pyrénées se voit attribuer une subvention de 18 000 € pour prolonger son travail de sauvegarde de la Subulaire aquatique. Il s’agit d’une petite plante de la famille des crucifères (végétaux dont les fleurs ont leurs pétales disposés en forme de croix,) vivant dans les eaux peu profondes et fraîches sur les rives et les fonds des lacs d’altitude. Elle est protégée en Midi-Pyrénées et inscrite au Livre rouge de la Flore menacée de France. En métropole, l’espèce n’est présente que dans le massif pyrénéen et l’unique station de subulaires des Hautes-Pyrénées se trouve au niveau de la laquette inférieure d’Orédon dans la Réserve naturelle nationale du Néouvielle. Le Parc national des Pyrénées, qui évalue avec précision la dynamique de cette plante emblématique depuis 1999, craint sa disparition de la réserve à plus ou moins brève échéance.
En collaboration avec le Conservatoire botanique des Pyrénées et deux équipes de l’université Paul Sabatier de Toulouse, les études s’attachent à préciser les causes de régression de la Subulaire. En 2014, les recherches se poursuivront avec notamment une expertise génétique de la plante à l’échelle des Pyrénées, et jusqu’en Espagne. Les personnes impliquées dans le projet espèrent enrayer le déclin de l’espèce et mettant en œuvre des mesures de gestion appropriées.