Faune des Pyrénées. Protection du Gypaète barbu…

Quand pastoralisme et espèces protégées se côtoient !

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Derniers préparatifs pour l’héliportage en Vallée d’Aspe.

La nouvelle saison de nidification chez le Gypaète barbu est l’occasion de saluer le bel exemple de travail collaboratif intervenu en juin 2016 entre l’IPHB, en Vallée d’Aspe (64) et le Parc national des Pyrénées.

Alors qu’un couple de casseurs d’os élevait son jeune dans la zone de l’Embarère, l’Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) devait procéder durant plusieurs jours et avant la montée en estive, à des opérations d’héliportage pour l’approvisionnement des cabanes pastorales. Espèce très sensible au dérangement, la quiétude est indispensable au Gypaète barbu notamment en période de reproduction.

Informé de ces survols prochains par l’IPHB, Jérôme Démoulin, garde-moniteur du Parc national des Pyrénées, référent « Gypaète barbu » en vallée d’Aspe, et Jérôme Lafitte, chargé de mission faune du Parc national, ont défini, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l’IPHB, un plan de vol conçu pour éviter le dérangement des oiseaux. Pensé pour impacter le moins possible les conditions et le temps de vol des hélicoptères et par là même, le coût de l’opération, il a été entériné par la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement de Nouvelle-Aquitaine (DREAL) en charge du plan national d’actions en vue de la préservation du Gypaète barbu.

Conscients de la responsabilité patrimoniale collective envers cette espèce protégée, Didier Hervé, directeur de l’IPHB, et Jean Brosset, pilote d’Hélibéarn, se sont appropriés ces données pour une mise en œuvre modèle. C’est ainsi que les cabanes des Escurets, de Lapassa et Laiterine (commune d’Accous) ont été approvisionnées par héliportage. Partenaire du suivi du gypaète barbu, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a veillé à la quiétude des rapaces lors de ces opérations.

Grâce à ce partenariat exemplaire, le jeune et ses parents n’ont pas subi de perturbation à tel point que le couple s’est installé, cette année encore, au même nid pour un nouveau cycle de reproduction. Le jeune « nettoyeur des estives » a, quant à lui, pu prendre son envol aux alentours du 15 août 2016.

Observé à plusieurs reprises durant l’automne, il évolue désormais tout naturellement indépendamment de ses parents. Cette reproduction a été la seule menée à son terme dans le département des Pyrénées-Atlantiques en 2016.

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Gypaète barbu en vol. Ph. M. Kakzmar.

Parc national des Pyrénées. Restauration d’un refuge.

Le refuge du Larry se refait une beauté !

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Le refuge du Larry. Ph. C. Bapt.

Surplombant à 1 724 mètres d’altitude la vallée d’Aspe, le refuge du Larry (commune d’Urdos) accueille sans réservation, été comme hiver, les randonneurs en transit de la vallée d’Aspe vers la vallée d’Ossau.

Refuge non gardé situé à 100 mètres de la zone cœur du Parc national, il propose gratuitement sept couchages et le confort d’une petite cuisine équipée. En période estivale, deux emplacements pour des tentes ont été aménagés sur l’enceinte même. Datant de 1968 et géré par le Parc national des Pyrénées, le refuge du Larry bénéficient régulièrement de remise en état tel que le changement de clôture et de gazinière l’an passé par les gardes-moniteurs du Parc national.

Mais au fil du temps, les conditions climatiques extrêmes avaient dégradé le bardage réalisé en bois Western Red Cédar. Dans le cadre d’actions de préservation du patrimoine, les Amis du parc national des Pyrénées en collaboration avec les équipes du Parc national, ont entrepris la restauration de ce revêtement ainsi que du faîtage, des volets et de la porte. Plusieurs réunions de calage ont permis de planifier l’intendance, l’acquisition du matériel ainsi que la programmation de la phase d’héliportage de celui-ci. Forts de leur expérience, Didier Allard, Daniel Barras, Gérard Casteran, Lionel Favier, Michel Rousseau et Jean-Paul Zanibellato, membres des Amis du Parc national, ont mené à bien cette mission du 2 au 6 octobre 2016. Après la découpe des bardeaux réalisée durant l’été 2016, l’ensemble du bardage a été déposé et remplacé par des bardeaux en pin Douglas, espèce présentant des caractéristiques d’imputrescibilité dans le temps et le faîtage du toit devenu moins étanche, a été restauré. Par deux fois, des membres des Amis du Parc national sont venus ravitailler le personnel présent sur le site et apporter une bonne dose de soutien. Les agents du Parc national des vallées d’Ossau et d’Aspe ont contribué au bon déroulement des travaux… Lire la suite

Parc national des Pyrénées. Faune.

Quiétude hivernale… Une affaire de survie !

Mâle Chant, Neige

Préserver la quiétude du Grand Tétras. Ph. C. Cuenin PNP.

Après une journée en montagne, l’hiver, quel plaisir de rentrer se réchauffer… La faune sauvage n’a pas cette chance. Pour survivre durant les mois d’hiver où le froid, la neige et la rareté de la nourriture se font oppressants, ils puisent dans les petites réserves de graisse accumulées durant les douces saisons.

Une randonnée en raquettes, ski de rando, peut, sans que nous le voulions, avoir de funestes conséquences : le bruit va déranger les animaux. Stressés, ils vont s’enfuir en puisant dans leurs réserves déjà justes suffisantes pour passer l’hiver. Quelques dérangements peuvent suffire à affaiblir les individus jusqu’à leur mort, augmenter leur vulnérabilité aux prédateurs ou au moins avoir des conséquences sur la reproduction printanière à venir.

Zones d’hivernage…

Afin de préserver la quiétude des galliformes notamment Grand tétras et Lagopèdes alpins, le Parc national a aménagé et signalé par des panneaux, trois zones de refuge afin d’apporter une quiétude sur ces zones d’hivernage :
– Au col du Somport, en vallée d’Aspe (64), à cheval sur la frontière franco-espagnole, la zone de quiétude s’étend sur les crêtes. Elle est constituée de deux zones de part et d’autre du col de Bessata sur une superficie de 20 hectares environ. L’habitat constitué d’une pineraie de pins à crochets leur est favorable.
– Au cirque de Gavarnie (65), deux zones de quiétude sont matérialisées aux abords des bois de Bourlic et de Bédérou.
– Dans la Réserve naturelle du Néouvielle (65), des panneaux d’information positionnés à Artigusse, aux lacs de l’Oule et d’Orédon, présentent des itinéraires à privilégier.
Par ailleurs, en vallée d’Aure (65), une formation sur le dérangement hivernal est dispensée par les gardes moniteurs aux professionnels de la montagne. Qu’ils soient guides, gardiens de refuge, accompagnateurs en montagne, instructeurs du Club Alpin Français, ils sauront reconnaître des endroits susceptibles d’accueillir les galliformes et comment les éviter. Ils pourront ainsi, à leur tour, sensibiliser leurs clients.

Pour plus d’infos…

Une plaquette sur le dérangement hivernal « A ski et raquettes, partez à la découverte du silence » est disponible dans les Maisons du Parc national des Pyrénées et en téléchargement sur http://www.parcpyrénées.com (www.parc-pyrenees.com/diffusion-des-donnees/cat_view/71-support-de-communicationdu-parc-national/83-fiches-dinformation.html ).
Découvrez sur le site internet du Parc national, le documentaire réalisé par le Parc national des Pyrénées qui revient en quelques minutes sur les recommandations et réflexes à prendre afin que randonner reste un plaisir pour tous… http://www.parc-pyrenees.com/clips/1307.html

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Parc national des Pyrénées. Service civique.

Un engagement citoyen au sein du Parc national des Pyrénées !

Clémence, Paul, Marine, Alexandre, Morgane et Bastien.

Clémence, Paul, Marine, Alexandre, Morgane et Bastien.

Clémence, Marine, Morgane, Alexandre, Bastien et Paul : ils ont entre 21 et 24 ans et sont titulaires d’une licence ou d’un BTS Gestion et protection de la nature. Ils ont débuté le 1er novembre dernier, leur service civique au sein du Parc national des Pyrénées.

Jusqu’en juin 2016, chaque d’entre eux sera présent dans l’une des vallées du territoire afin de participer à la valorisation de l’espace naturel exceptionnel qu’est le Parc national des Pyrénées. Ils seront ainsi amenés à renseigner les visiteurs sur les conditions pratiques du Parc national (règlementation, activités, patrimoine culturel, intérêts naturalistes, hébergement en montagne…). Ils participeront également aux opérations d’éducation à l’environnement auprès du grand public et des scolaires.

Leurs présentations…

Clémence Bodin.Clémence Bodin est sur le secteur d’Aure (65) :  » Ma candidature au Parc national a été motivée par mon désir de retourner dans la branche environnementale. Désireuse de découvrir le milieu montagnard, je souhaite améliorer mes connaissances naturalistes et avoir l’opportunité d’échanger avec les professionnels. « 

Marine Bordes.Marine Bordes est sur le secteur du Val d’Azun (65) :  » Intégrer le Parc national par le biais du service civique me permet de travailler dans les Pyrénées. J’avais, par le passé, réalisé un stage au Parc national, une expérience enrichissante que je peux donc poursuivre aujourd’hui. Je vais pouvoir acquérir de l’expérience et de nouvelles connaissances. « 

Morgane Rauwel.Morgane Rauwel est sur le secteur d’Ossau (64) :  » Je souhaitais avoir un nouveau point de vue sur l’environnement à travers le volontariat du service civique tout en restant dans la nature et l’animation. »

Alexandre Lapeyre.Alexandre Lapeyre est sur le secteur de Luz-Gavarnie (65) :  » Le service civique au Parc national me permet d’acquérir une expérience professionnelle ainsi que de définir mon projet d’avenir afin, notamment, de passer le brevet d’État d’accompagnateur de moyenne montagne. « 

Bastien Mascarello.Bastien Mascarello est sur le secteur d’Aspe (64):  » Je cherchais une première expérience dans le domaine de l’environnement que j’adore. Mon parcours scolaire m’a conforté dans le souhait de travailler dans ce type de structure. Suite à l’obtention de mon BTS et n’ayant pas intégré une licence, j’ai privilégié le service civique afin d’enrichir mon expérience. »

Paul Bonsigne Eulacia.Paul Bonsigne Eulacia est sur le secteur de Cauterets (65) :  » J’ai candidaté au Parc national au travers du service civique car je souhaitais avoir l’opportunité d’évoluer et de protéger le milieu dans lequel j’ai grandi et que j’affectionne. Il s’agit là également d’une opportunité pour acquérir une expérience professionnelle dans mon domaine d’étude. «